Édition du jeudi 5 juin 2014


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Le Gart change de majorité, sans changement de cap

Le Groupement des autorités responsables de transport (Gart) a donné hier sa première conférence de presse de l’après-municipales. Son président (sur le départ) Roland Ries, sénateur maire de Strasbourg, et son premier vice-président, le sénateur maire de Cagnes-sur-Mer Louis Nègre, ont fait le point sur les dossiers d’actualité.
Ils ont rappelé que le Gart considère comme « une impérieuse nécessité » de mettre en œuvre l’éco-redevance poids lourds (feu l’écotaxe), « essentielle au financement de 122 projets de transports collectifs ». Le Gart souligne que ces projets sont non seulement indispensables aux habitants des collectivités concernées, mais aussi « vecteurs de croissance économique, d’attractivité pour la France, et générateurs d’emplois non délocalisables ».
Deuxième sujet abordé : la décentralisation et la dépénalisation du stationnement, inclus dans la loi Maptam, qui doivent entrer en vigueur le 1er janvier 2016. Les responsables du Gart ont fait part de leur volonté d’être « forces de proposition dans le cadre de l’écriture des décrets d’application de la loi », et ont demandé la nomination d’un délégué interministériel « afin d’envisager la réforme dans tous ses aspects ». Le Gart a annoncé la mise en place de groupes de travail thématiques pour « préparer les collectivités », en collaboration avec l’AMF et les autres associations d’élus locaux.
Roland Ries et Louis Nègre ont enfin abordé les problèmes de la gouvernance de leur association : les élections municipales de mars ont en effet quelque peu bouleversé les équilibres au sein du Gart qui, pour la première fois depuis sa création en 1980, a basculé à droite. Le socialiste Roland Ries va donc quitter la présidence de l’association le 10 septembre. Les responsables du Gart ont beaucoup insisté sur le fait que ce basculement ne changerait rien – l’engagement pour « la mobilité durable » n’étant ni de gauche ni de droite. Reste que, d’une part, les élus vont devoir faire face pour leurs projets de transport à des budgets de plus en plus contraints. Et que, d’autre part, il se dessine peut-être une certaine évolution des mœurs chez les élus. C’est du moins ce qui ressort d’une enquête publiée récemment par la Fnaut, la Fédération nationale des associations d’usagers du transport, qui a enquêté sur le programme en matière de transport des maires élus dans 50 agglomérations françaises. Bilan : si peu de projets lourds vont être abandonnés suite à un changement de maire – seul un projet de tramway à Toulouse est abandonné, mais remplacé par un métro – il semble que beaucoup de nouveaux maires aient fait campagne sur le thème du retour de la voiture en ville : selon la Fnaut, des projets de bus en site propre seraient en passe d’être abandonnés, et beaucoup de nouveaux élus se posent le problème de redonner de la fluidité à la circulation automobile en centre-ville. Si cela s’avérait, cela représentait un véritable changement de culture, la tendance ayant été, ces dernières années, de diminuer de plus en plus la place de la voiture en ville.
Passera-t-on de l’intention au discours ? Il faudra quelques mois, sinon quelques années, pour s’en rendre compte.
F.L.
Télécharger l’étude de la Fnaut.
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