Édition du lundi 25 mars 2013


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La fédération des usagers des transports veut relancer les lignes à grande vitesse

La principale fédération d’associations d’usagers des transports, la Fnaut, a publié jeudi dernier ses avis et propositions sur le Schéma national des infrastructures de transport (Snit), rapporte le site d'informations Localtis. Rappelons que le Snit, qui prévoyait quelque 245 milliards d’euros d’investissement dans les 25 prochaines années, a été jugé financièrement non soutenable par le nouveau gouvernement, qui a chargé des parlementaires et des experts de faire le tri et de hiérarchiser les projets. En d’autres termes, de choisir ceux qui seront définitivement abandonnés.
Cette commission, intitulée Mobilité 21, a sollicité les principaux acteurs du transport pour connaître leur opinion. C’est dans ce cadre que la Fnaut a livré ses conclusions, par la voix de Jean Sivardière, le président de la Fédération.
La Fnaut préconise l’abandon pur et simple de plusieurs projets jugés «
inutiles », « surdimensionnés », voire «ruineux ». Parmi eux, le très controversé aéroport Notre-Dame-des-Landes et – plus surprenant – le canal à grand gabarit Seine-Nord. La Fnaut juge en effet « absurde » de « concurrencer le rail qui dispose de capacités inutilisées » sur ce type de liaison.
La Fédération réclame également la suppression de la plupart des projets autoroutiers du Snit. En revanche, elle appelle à utiliser l’argent public pour développer les transports urbains, « utiles pour l’économie et vertueux pour l’environnement ». La Fnaut souhaite le développement du tramway y compris dans les villes moyennes et celui des transports en site propre. Elle estime également qu’il faut renouer avec un programme hardi de constructions de lignes à grande vitesse (LGV), alors que le gouvernement semble plutôt disposé à freiner celles-ci. Pour Jean Sivardière, « il reste 1200 km de LGV à construire, (pour) rapprocher de Paris une « poche » territoriale aujourd’hui située à plus de 3h de train », ou pour « permettre la circulation de TER à grande vitesse concurrents de la voiture ».
Pour financer ces travaux, ce qui est bien sûr le principal souci du gouvernement, la Fnaut estime que les pistes ne manquent pas, de la taxe poids lourds à la hausse du prix du gazole, en passant par une écotaxe sur les billets d’avion ou la mise en place de péages urbains.
Notons que ces questions de fiscalité vont être discutées jeudi prochain, lors de la réunion du Comité pour la fiscalité écologique créé par la ministre de l’Écologie, Delphine Batho, le 18 décembre dernier.
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