Édition du vendredi 16 mai 2014


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La circulation alternée bien acceptée par les automobilistes

Le Conseil national de l’air s’est réuni hier au ministère de l’Écologie, pour donner son avis sur les mesures que Ségolène Royal entend mettre en œuvre pour améliorer la qualité de l’air et répondre aux pics de pollution. Ce Conseil consultatif de 48 membres, est composé de six collèges dont un représentant les collectivités locales.
Les mesures proposées par la ministre comprennent notamment l’adoption, « avant la fin de l’année », de l’ensemble des plans de protection de l’atmosphère. Ces plans, imposés par la loi Grenelle, concernent toutes les agglomérations de plus de 250 000 habitants et doivent comprendre un train de mesures « préventives et correctives » pour améliorer la qualité de l’air.
Le Conseil national de l’air a également fait le bilan de l’épisode de pollution aux particules fines qui a touché, notamment, la région parisienne à la mi-mars et qui avait provoqué la mise en œuvre de la circulation alternée pour la première fois. Deux études permettent de dresser un bilan plutôt positif de cette opération. L’une, effectuée par Airparif, révèle que la circulation alternée a permis de réduire substantiellement les concentrations de dioxyde d'azote (NO2) et de particules fines (PM) à proximité du trafic. À l'heure de pointe du soir, la réduction moyenne des concentrations de NO2 grâce aux mesures mises en place a atteint jusqu'à - 30 % sur le boulevard périphérique parisien (- 10 % de particules fines) et atteint en moyenne - 10 % à proximité du trafic (- 6 % pour les particules fines).
Par ailleurs, l’Ademe a effectué un sondage auprès des Franciliens sur cette mesure. Il en ressort que le dispositif a été « bien accepté et jugé peu contraignant ». 80 % des automobilistes ou motards interrogés disent l’avoir respecté, et 59 % l’estiment justifié. Plus généralement, explique l’Ademe, « les transports alternatifs sont les solutions considérées comme les plus efficaces contre la pollution : 83 % des sondés plébiscitent la gratuité des transports en commun, 73 % le développement de services de partage de vélos ou d’automobiles, 69 % le covoiturage. Ils sont également 68 % à préconiser un accès restreint voire une interdiction des véhicules les plus polluants en centre-ville. »
Le ministère se félicite de ce retour, et en particulier de « l’implication des collectivités locales » qui ont joué « un rôle déterminant » dans la gestion de cette crise.
L’objectif du ministère est à présent de décliner « d’ici l’été » l’arrêté interministériel du 26 mars 2014 relatif aux mesures d’urgence, « afin d'harmoniser les conditions de déclenchement des mesures de prévention et de préciser leur mise en œuvre au niveau local ».

Consulter l’arrêté du 26 mars.
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