Édition du Lundi 9 octobre 2017


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Le prêt à taux zéro (PTZ) pourrait être maintenu dans les zones détendues

Le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé vendredi quelques concessions au secteur du bâtiment, remonté depuis plusieurs semaines contre les coupes budgétaires massives qui le menacent.
Le chef de l'État n'est pas venu, en effet, les poches vides à la quatrième édition des 24 heures du bâtiment, organisée par la Fédération française du bâtiment (FFB) au Palais des congrès de Paris. Il y a distillé quelques annonces afin de désamorcer la fronde des professionnels du secteur, menacé d'un gigantesque coup de rabot budgétaire: baisse généralisée des aides personnalisées au logement (APL), réduction du prêt à taux zéro (PTZ) et du dispositif Pinel aux seules zones tendues, fin du crédit d'impôt transition énergétique (CITE) pour les portes et fenêtres.
« Je vous ai entendu et j'ai aussi entendu les maires ruraux qui nous ont alertés sur le fait que ça pouvait, chez eux, freiner l'activité, en tout cas donner le sentiment d'une fracture qui pouvait s'installer », a expliqué Emmanuel Macron. Le PTZ, qui devait être supprimé dès le 1er janvier dans les zones où le marché immobilier est le moins en tension (lire Maire info du 21 septembre), y sera finalement maintenu dans un format réduit.
Ce prêt aidé par l'Etat peut actuellement financer jusqu'à 40 % d'un achat immobilier. Dans les zones dites B2 et C, « un taux à 20 % ne créerait pas une rupture », a estimé le chef de l'Etat, qui entend « ouvrir très rapidement, la semaine prochaine, une concertation » avec les professionnels du bâtiment pour acter ce choix.
Le dispositif ainsi révisé permettrait de « poursuivre pendant deux ans le PTZ neuf » dans ces zones, a précisé le ministre en charge du Logement, Jacques Mézard. « C'est un soulagement », a reconnu le président de la FFB Jacques Chanut, estimant avoir été « bien entendu ».
Le président de la République a aussi donné quelques gages aux artisans qui s'inquiètent de la réforme du crédit d'impôt transition énergétique (CITE).
Il a souhaité « qu'on sorte là-dessus en sifflet », c'est-à-dire que cette aide disparaisse progressivement, sans pour autant détailler le calendrier, ni les taux ou montants de financement envisagés.
Emmanuel Macron a appelé à « un accompagnement en sifflet pour qu'il n'y ait pas une rupture brutale sur les portes et fenêtres », qui doivent sortir du dispositif CITE d'ici fin mars, l'objectif restant de « mettre sur pied quelque chose de plus intelligent » en 2018. Un signal envoyé aux spécialistes des portes et fenêtres, qui ont mis en garde contre « la destruction de 6 000 à 9 000 emplois en 2018 ».
Par ailleurs, le ministre de la Cohésion des territoires a annoncé la semaine dernière, dans une interview aux Echos, que le projet de loi logement serait présenté en février 2018. (Avec AFP)

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