Maire-info
Le quotidien d’information des élus locaux
Édition du mercredi 5 décembre 2018
Transports

Rail : « mauvais bilan » pour la réforme, selon le Comité de vigilance ferroviaire

Le Comité de vigilance citoyenne pour le service public ferroviaire, créé début octobre à l'initiative de la CGT-Cheminots, a qualifié mardi de « mauvais »  le « premier bilan d'étape »  de la réforme ferroviaire, présenté cinq mois après la promulgation de la loi.
Ce bilan « ne correspond pas aux promesses du gouvernement », faites au printemps pendant la grève menée par les cheminots de la SNCF contre cette « piètre réforme », qui « aggrave la situation des usagers, des territoires et des cheminots », a affirmé Laurent Brun, secrétaire général de la CGT-Cheminots, lors d'une conférence de presse.
Ce comité est constitué, au côté de la CGT, de partis politiques de gauche (PCF, LFI...), d'associations d'usagers nationales, d'associations régionales et de personnalités de la société civile, selon le syndicat.
Le comité a recensé « un grand nombre de mobilisations locales des usagers, élus et cheminots ces trois derniers mois pour la préservation des lignes, des gares et des dessertes », a indiqué Laurent Brun.
Soulignant « l'utilité du Comité pour dresser ce bilan », le responsable de la CGT-Cheminots a déploré les fermetures de guichets, les abandons de dessertes ou de lignes, la hausse des tarifs, le « repli du transport de marchandises sur voie ferrée »  ou « le désengagement financier de l'État qui se poursuit »  au détriment des collectivités locales.
Citant l'exemple de « 70 km de ligne dans le Cantal sans un guichet depuis le 1er décembre », il a dit que les agents qui y assuraient auparavant à la fois la vente des billets et la circulation des trains « sont toujours là », donc ces fermetures de guichets « ne génèrent aucune économie ».
Laurent Brun a aussi jugé « stérile »  la négociation engagée avec le patronat du ferroviaire sur les conditions sociales des futurs transferts de salariés d'une entreprises à l'autre, au gré des pertes de marchés, après l'ouverture à la concurrence du transport ferroviaire intérieur de voyageurs. Même « les organisations syndicales qui se sont engagées dans l'accompagnement de ce dossier constatent le refus de toute concession de la part du patronat et du gouvernement », a-t-il assuré.
Concernant la reprise de la dette de SNCF Réseau (près de 50 milliards d'euros), le montage retenu par le gouvernement « aboutit au maintien du poids financier », a-t-il critiqué.
« Cette réforme est passée mais nous continuons à en contester la légitimité », elle « a été votée sur une série de mensonges », a-t-il affirmé. (AFP)
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