Édition du Wednesday 12 décembre 2018


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Coeur de ville : « 1 500 actions démarreront en 2019 », annonce Sébastien Lecornu

La Banque des territoires inaugurait, hier au Palais des Congrès du Futuroscope de Poitiers (Vienne), les premières « Rencontres Cœur de Ville », auxquelles participaient « plus de 100 maires » et bon nombre d’élus municipaux. Ces derniers représentant les 222 villes moyennes (220 conventions sont aujourd’hui signées) qui bénéficient du plan « Action Cœur de ville », financé par La Banque des territoires (1 milliard d’euros de fonds propres et 700 millions d’euros en prêts), Action Logement (1,5 milliard d’euros) et l’Agence nationale de l’habitat (1 milliard d'euros). À la veille de la « dernière année budgétaire » pour les maires en exercice, Sébastien Lecornu, ministre chargé des Collectivités territoriales invité à l’événement, a annoncé que « grâce à un effort financier important (70 millions d’euros, ndlr), 1 500 actions démarreront en 2019 » pour redynamiser les centres-villes de ces communes jusque-là « contournées » et « oubliées » par les politiques d’aménagement du territoire.
Des actions qui répondront à des préoccupations « concrètes », a garanti le ministre. « On rentre dans quelque chose d’opérationnel. » Au cours des 34 ateliers thématiques organisés hier, les élus s’interrogeaient par exemple sur les enjeux de la rénovation thermique de l’habitat ancien, les modes de financement innovants de l’aménagement urbain, l’intérêt de créer des tiers-lieux ou encore la définition du parcours marchand (commerces) du cœur de ville.
« Pour faire avancer ces dossiers (et redynamiser le cœur de ville), il faut que l’on soit capable de vous offrir des moyens nouveaux », a répondu le ministre, saluant les opérations de revitalisation des territoires (ORT) créées par la loi portant évolution de l’aménagement et du numérique (Élan) - qui pourront à terme bénéficier à chaque commune et intercommunalité au-delà des 222 villes moyennes - « l’interdiction des extensions de commerces à l’extérieur des centres-villes », le « renforcement du droit de préemption » ou encore les « nouvelles dispositions fiscales » instaurées pour accélérer la rénovation de l’habitat. L’État, qui « veille à ne pas fragiliser le monde des entreprises publiques locales », va surtout concentrer son effort sur l’ingénierie, notamment au travers de l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT).

« Des costumes sur-mesure »
Selon le ministre chargé des Collectivités territoriales, « un pan entier de la puissance publique est en train de se transformer » avec la mise en pratique du plan dévoilé au mois de mars par le gouvernement. « D’une logique d’appels à projets, lors desquels l’État demandait aux élus locaux d’entrer dans un costume imposé, on passe à une logique d’État maître tailleur qui conçoit des costumes sur-mesure pour les collectivités », a expliqué le ministre, soulignant le rôle clé du binôme maire-président d’intercommunalité. Un champ lexical dont a déjà usé Édouard Philippe pour évoquer le projet « cousu main » de « collectivité européenne d’Alsace » (CEA), qui remplacera les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin en 2021 (lire Maire info du 31 octobre).
Côté financement, Sébastien Lecornu a affirmé que l’État n’avait « jamais » débloqué des « sommes aussi importantes » pour soutenir l’investissement des collectivités. En réalité, il s’avère que l’enveloppe budgétaire allouée aux dotations de soutien à l’investissement (Dsil) dans le projet de loi de finances 2019 est la même qu’en 2018 : 2,1 milliards d’euros (hors FCTVA), dont 1,8 milliard d’euros pour le bloc communal et 0,3 milliard pour les départements. « La dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR) atteint ainsi plus d’1 milliard d’euros, la dotation de soutien à l’investissement local (Dsil) 570 millions d’euros, et la dotation politique de la ville (DPV) 150 millions d’euros », indiquent les services de Bercy.

Et maintenant ?
Au nom de l'AMF, Agnès Le Brun, vice-présidente, a souligné qu'il était nécessaire que tous les engagements rappelés par le ministre se traduisent concrètement et pleinement. « Satisfaite » de l’organisation de ces « Rencontres Cœur de ville », la Banque des territoires, par la voix de son directeur Olivier Sichel, a annoncé qu’elles seraient suivies d'effets. Une réunion entre les PDG des grandes entreprises et les maires de villes moyennes pourrait ainsi avoir lieu « avant l’été » et une « université des territoires » verra bientôt le jour pour former les élus sur « des sujets qui nécessitent plus d’approfondissement ».
À Chasseneuil-du-Poitou, Ludovic Galtier
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