Édition du jeudi 27 octobre 2016


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Une enveloppe de 250 millions d'euros débloquée pour la police

Le gouvernement a annoncé le déblocage d’une enveloppe de 250 millions d’euros et des mesures répondant à la plupart des revendications des policiers, espérant calmer le mouvement de grogne entamé il y a 10 jours et qui a conduit hier à de nouvelles manifestations.
Ce « effort supplémentaire » sera fait « dans le dialogue et l’exacte conscience de l’urgence », a affirmé Bernard Cazeneuve à l’issue d’une réunion entre François Hollande et les syndicats de police à l’Elysée.
Il s’agit selon lui d’un « plan qui se donne les moyens de ses ambitions puisqu’il représente une enveloppe globale de 250 millions », dont une partie figure déjà dans le budget 2017.
Elle comprend la livraison de nouveaux matériels, notamment de 21 700 gilets pare-balles capables d’arrêter les balles de Kalachnikov, de 8 000 casques, de 4 700 boucliers balistiques ou 440 fusils G36, dont ont déjà été dotés les unités dites « primo-intervenantes » en cas d’attentat.
Une partie de l’enveloppe est prévue pour le renouvellement du parc automobile (3 080 nouveaux véhicules en 2017) ou la réfection des commissariats et casernes de gendarmerie.
L’Intérieur et la Justice vont également faire d’ici la fin novembre des propositions au Parlement sur « les conditions d’évolution de la légitime défense », dont les policiers réclament l’assouplissement des règles. Hier matin, le ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas avait dit ne pas y être favorable.
Le gouvernement a aussi entendu la revendication d’un alignement des sanctions pour « outrages » à l’encontre des forces de l’ordre avec celles des magistrats, qui passera donc de six mois à un an d’emprisonnement.
Les mesures pour protéger l’anonymat des policiers vont être renforcées, « dans le cadre des procédures qui le justifient » mais aussi pour « certaines interventions », lors desquelles les policiers pourront revêtir une cagoule. Le gouvernement promet enfin de « débarrasser » les policiers des « tâches indues » comme les gardes statiques devant les bâtiments.
Mais sur la question de la réponse pénale le gouvernement n’a rien annoncé. Dans les cortèges, de nombreux policiers dénoncent un « laxisme de la justice » à l’encontre des délinquants. Les syndicats demandaient notamment la « mise en place de peines plancher pour les agresseurs de membres des forces de l’ordre et services de secours », disposition abrogée sous François Hollande.
Les annonces de Bernard Cazeneuve ont toutefois satisfait les syndicats, qui ont salué des mesures « très importantes ». « Nous attendons bien évidement que, très rapidement, elles soient mises en œuvre », a réagi Jean-Claude Delage, secrétaire général d’Alliance, premier syndicat de gardiens de la paix
Tous n’ont cependant pas été convaincus : dans la nuit, de nouveaux rassemblements de policiers ont eu lieu, comme c’est le cas chaque jour depuis le 17 octobre. (AFP)
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