Maire-info
Le quotidien d’information des élus locaux
Édition du lundi 25 juin 2001
Sécurité

Les contrats locaux de sécurité (CLS) seront évalués ce lundi au cours de rencontres nationales

Trois ans et demi après avoir érigé la sécurité au rang de "droit" et de première des libertés, Lionel Jospin devrait donner une nouvelle impulsion lundi à la lutte contre l'insécurité, qui devrait être l'un des thèmes d'affrontement entre la gauche et la droite lors des élections de 2002. Le sujet est hautement sensible, d'autant qu'avec la baisse quasi continue du chômage depuis trois ans il est passé au premier rang des préoccupations des Français. Lors de la campagne municipale de mars, c'était déjà un des chevaux de bataille favoris de la droite. Et d'ici aux élections présidentielle et législative de 2002, la droite ne devrait pas manquer de le marteler. Ce lundi, en clôturant la rencontre nationale des contrats locaux de sécurité (CLS) qui aura réuni pas moins de dix ministres autour de Daniel Vaillant (Intérieur), le chef du gouvernement devrait mettre l'accent, selon son entourage, sur la nécessité de renforcer "le pilotage local" par les préfets et les procureurs et insister sur le rôle des maires. Trois tables rondes se réunissent à la Villette : la première sur les CLS et la délinquance des mineurs, la seconde sur la thématique des contrats, et la dernière sur les CLS et la proximité. Parallèlement, une évaluation des CLS sera menée avec plusieurs maires - Pierre Cardo (Chanteloup-lès-Vignes), Michel Delebarre (Dunkerque), André Santini (Issy-les-Moulineaux). Cette rencontre sur les CLS pourrait permettre au Premier ministre, par ailleurs, de s'exprimer plus avant sur les raves-parties, à un moment où Daniel Vaillant, l'un de ses fidèles, est confronté à la fronde des députés PS contre un dispositif législatif encadrant ces manifestations. Ce dispositif sera de nouveau évoqué mardi à l'Assemblée nationale dans le cadre de l'examen en deuxième lecture du projet de loi sur la sécurité quotidienne (voir nos autres infos de ce jour). Jeudi, Lionel Jospin n'avait pas tranché, en plaidant pour le "dialogue" afin de dégager une solution conciliant "l'approche de liberté" des ravers et "l'approche d'une certaine sécurité".

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