Édition du lundi 23 juillet 2007


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Accident de car: cela ne restera pas sans conséquence, assure N. Sarkozy

Le président de la République a assuré dimanche que l'accident d'autocar survenu en Isère, «une catastrophe épouvantable», ne resterait pas «sans conséquences». «Avec Jean-Louis Borloo et Michèle Alliot-Marie, nous allons suivre de très près l'enquête judiciaire qui va être engagée et naturellement en tirer les conséquences», a déclaré le chef de l'Etat lors d'un point de presse avec son homologue polonais Lech Kaczynski au CHU de Grenoble, où sont soignés les 24 blessés de l'accident, dont 14 sont dans un état critique. L'accident, survenu dimanche matin au sud de Grenoble, dans la descente de Laffrey, a fait au moins 26 morts, des pèlerins polonais qui revenaient du sanctuaire de Notre-Dame-de-la-Salette, aux confins de l'Isère. Selon le maire de Vizille, la commune voisine de l’accident, l’autobus qui s’est écrasé au fond d’un ravin n’aurait jamais dû emprunter cette route. «C’est un drame qu’on ne croyait jamais voir se reproduire». Interrogé par téléphone depuis les lieux du drame, le maire de la commune voisine de Vizille, Alain Berhault, a en tête un autre accident: celui survenu en 1973, lorsqu’un autocar belge s’était écrasé quasiment au même endroit, faisant 43 morts. Le début d'une longue série: en 1975, un autre accident a tué 29 personnes. La descente de Laffrey est connue est redoutée par tous les habitants de la région. La pente de 12 à 14%, constante sur une plus de 7 kilomètres, met les freins des véhicules à rude épreuve. De plus, la route, qui mène notamment à Notre-Dame-de-la-Salette, un lieu de pèlerinage célèbre, mais aussi aux lacs de Laffrey, est très fréquentée. La dangerosité de la route a conduit les autorités locales à prendre des mesures drastiques: «Un arrêté interdit aux transports en commun d’emprunter la route», sauf s'ils disposent d'un double système de freinage et demandent une dérogation, explique Alain Berhault. Le car polonais n'était apparemment pas équipé de ce dispositif. «Mais ce n’est pas le seul car à emprunter tout de même la route». Pourtant, selon le maire, l’interdiction est «clairement signalée» en bas comme en haut de la route. Ce qui n’empêche pas les cars de tourisme de passer outre plutôt que de faire un long détour. Que faire pour empêcher un nouveau drame? Le maire est pessimiste. «Il faudrait un gendarme tous les kilomètres, 24 heures sur 24 et sept jours sur sept».pt>c=http://www.doma
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