Édition du mercredi 8 juillet 2015


    Imprimer Imprimer

Xynthia : un nouveau rapport sénatorial en demi-teinte

Tout le monde a encore en mémoire le drame lié au passage de la tempête Xynthia sur le littoral atlantique en février 2010. Cinq ans après, la délégation aux collectivités territoriales du Sénat a voulu évaluer les actions mises en place par l’Etat et les collectivités territoriales pour savoir si un tel drame pourrait désormais être évité. Menée par les sénateurs François Calvet et Christian Manable, cette mission a dressé hier un bilan « en demi-teinte » des mesures mises en place. Si les deux sénateurs notent « une amélioration du fonctionnement de la chaîne du risque », ils constatent en effet que « celui-ci reste perfectible sur ses trois volets : prévision, prévention et protection ». Ils plaident en particulier pour « une diffusion plus large et plus profonde d’une culture du risque auprès de l’ensemble des acteurs intéressés : Etat, administrations, élus et citoyens ».
« Depuis le drame, une réelle prise de conscience des acteurs impliqués a eu lieu », soulignent les sénateurs, citant les progrès enregistrés en matière de couverture des territoires par les PPRI, ou encore l’amélioration du taux de couverture des plans communaux de sauvegarde (PCS). Dans les communes soumises à obligation légale, ce taux est ainsi passé de 44 % en 2011 à plus de 65 % aujourd’hui.
Le rapport constate également une amélioration de l’entretien des digues, saluant au passage « l’action des collectivités locales » qui ont eu parfois à financer elles-mêmes cette charge. La mission donne à ce sujet un bon point à la taxe additionnelle prévue pour financer la compétence Gemapi que la loi Maptam confie aux communes et à leurs intercommunalités.
Le rapport note aussi les progrès réalisés en matière de systèmes d’alerte. Sur les 5 000 nouvelles sirènes devant être installées, 2 800 l’ont déjà été.
Mais les actions réalisées depuis le drame « n’ont pas permis de développer une véritable culture du risque ». Les sénateurs avancent donc dix recommandations, ciblant trois objectifs : une meilleure préparation de la population et des élus, une clarification de la planification urbanistique en amont du risque et l’amélioration de la transmission de l’alerte en cas de réalisation du risque.
Au rang de leurs recommandations, François Calvet et Christian Manable proposent notamment d’appeler les collectivités territoriales à déployer le plus rapidement possible les repères de crue, de garantir des moyens financiers et humains suffisants dans les préfectures afin d’assurer une aide technique aux collectivités en matière de prévention des risques naturels, de prévoir une information par le maire de son conseil municipal en début de mandat sur les risques naturels encourus par la commune ou encore de prévoir l’obligation pour les communes de réviser leurs documents d’urbanisme en cas d’approbation, de mise en application anticipée ou de modification d’un plan de prévention des risques.

Télécharger le rapport.
Édition du mercredi 8 juillet 2015 image
Abonnez-vous
à la newsletter

Quotidien   Hebdomadaire
Rechercher par dossiers
Retrouvez tous les articles depuis 2002 classés par rubriques

Organisation, Gestion Communale

Finances et fiscalités locales

Territoires

Environnement, développement durable

Urbanisme, Habitat, Logement

Action sociale, Emploi, Santé

Education jeunesse

Culture, Sports et loisirs

Europe International

Etat, Administration centrale, Elections

Juridique

Rechercher par calendrier
Retrouvez une édition par date :
Maires de France