Édition du vendredi 15 octobre 2004


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Centenaire de la loi de séparation des églises et de l'Etat : Dominique de Villepin réunira les préfets le 9 décembre

Dominique de Villepin ouvrira le 9 décembre prochain l’année de commémoration de la loi de séparation des églises et de l’Etat de 1905 par une réunion de préfets. Cette journée sera le point de départ de diverses initiatives locales. Au cours de l’année 2005, neuf colloques se dérouleront à l’Institut, à Paris. Le programme en sera diffusé courant octobre. Ce centenaire va également susciter dans les régions et départements de nombreuses manifestations, émanant tant des universités, des académies de province que d’associations diverses. Le ministre de l’Intérieur souhaite qu'à cette occasion « soit mise en lumière l’action du corps préfectoral pour garantir la paix civile grâce à une application éclairée de la loi ». Le ministre souligne que, « pour la partie proprement historique, en liaison avec les collectivités locales, les préfets pourront utilement (s’) appuyer sur les services d’archives du département dont les fonds pourront donner matière à des expositions ou illustrer des conférences. Le Centre d’études et de prospective du ministère pourra (les) mettre en relation avec des intervenants potentiels pour ces éventuelles conférences ». Ces initiatives, comme l'ensemble des manifestations publiques connues dans le département seront répertoriées sur le site intranet du ministère de l’Intérieur et sur le site Internet créé pour le centenaire par l’Académie des sciences morales et politiques et qui sera opérationnel courant octobre. Dans une circulaire récente, le ministre de l’Intérieur rappelle que, « controversée à l’origine, la loi de séparation des Eglises et de l'Etat fait désormais partie des grands principes républicains. Elle règle depuis un siècle les relations entre la République et les cultes. Elle en garantit le libre exercice et assure l’égalité de traitement entre les religions ». La Constitution en a repris les fondements en disposant : « la France est une République laïque (…). Elle respecte toutes les croyances ». Les groupements religieux peuvent donc s’organiser librement en associations et celles-ci disposent de droits et de devoirs spécifiques dès lors qu’elles ont pour objet exclusif l’exercice d’un culte. Les agents de l'Etat devront se voir rappeler « l'importance de leur rôle comme gardiens de la laïcité », rappelle-t-il. Or, beaucoup d'entre eux ne se sentent pas suffisamment préparés pour assumer cette mission ». Il souhaite que les préfets organisent « des séances d'information et de formation consacrées au cadre juridique de la laïcité ». Celles-ci s’adresseront en priorité aux agents du cadre national des préfectures et des services déconcentrés amenés à être en contact régulier avec le public. Elles pourront être ouvertes aux cadres des associations financées par l'Etat dans le cadre des missions spécifiques relevant de la politique de la ville, de la prévention de la délinquance ou, dans d'autres registres, les responsables associatifs oeuvrant dans le service public de l'emploi ou de l'animation extrascolaire. Cela devra être particulièrement le cas dans les départements où se situent les 24 « quartiers prioritaires ». (1) Circulaire n° NOR/INT/A/04/00120/C du 30 septembre 2004c=http://www.upd
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