Édition du lundi 6 mars 2006


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Les présidents des régions normandes se posent en «maîtres du temps» d'une réunification

La coopération entre les deux régions normandes, Haute et Basse-Normandie, devrait se renforcer dans le cadre de la préparation du prochain contrat de plan avec l’Etat, et prendre la forme d’une «Entente interrégionale ». A l’issue de leur réunion de travail trimestrielle tenue la semaine dernière à Rouen, les présidents des conseils régionaux, Alain Le Vern et Philippe Duron, ont voulu montrer qu’ils étaient l’un et l’autre maîtres du temps alors qu’autour d’eux, ce serait l’affolement. Le calendrier décrit ce mercredi à Rouen est touffu : projet aéroportuaire commun qui sera dévoilé le 15 mars à Deauville en présence du maire UDF de la ville, Philippe Augier, coopération maritime et portuaire interrégionale le 23 mars au Havre, intervention de M. Le Vern à Caen devant le conseil régional de Basse-Normandie le 4 avril, puis de M. Duron à Rouen devant l’assemblée régionale de Haute-Normandie. Enfin, le 21 juin, les deux régions créeront une Entente interrégionale, «outil juridique» prévu par la loi de février 1992 qui prévoit que ses membres lui délèguent des compétences. Pressés d’agir par une partie de la droite et par les partisans d’une unification administrative de la Normandie, les deux présidents entendent lier la question purement politique à l’élaboration de projets communs. La présence à leurs côtés des présidents des conseils économiques et sociaux des deux régions, Nicolas Plantrou pour la Basse-Normandie et Maurice Droulin, pour la Basse-Normandie, rappelait qu’ils sont bien les «patrons». MM. Le Vern et Duron ont défendu les rapports réalisés par les deux CESR, décriés par les partisans de la Grande Normandie pour leur tiédeur, qui faisaient un bilan des coopérations existantes pour l’un et faisaient une comparatif entre une coopération et une fusion pour l’autre. «C’est un travail qui montre que rien est simple et qu’on ne pouvait pas donner une réponse rapide, observe Philippe Duron. Il y a une mise en perspective des points durs. Nous ne sommes plus dans l’identification des problèmes mais dans la mesure plus fine des questions.» Ce rapport a besoin de «compléments» a indiqué M. Le Vern. Un travail «d’expertise sur un cahier des charges» va donc être lancé à la fin du printemps sur 4 sujets : la question financière (recettes, fiscalité), l’organisation (compétences, fonctionnement), le choix de la capitale régionale et la question économique notamment des filières. Cet approfondissement est qualifié « d’indispensable « avant un référendum qui aura bien lieu. «Nous en avons pris l’engagement. Mais nous voulons un référendum renseigné», a prévenu Alain Le Vern. Le calendrier des deux présidents ne va pas jusqu’à cette échéance. Car il faudra encore consulter les 5 départements de Normandie et les principales villes. In fine, «c’est l’Etat qui aura la clé. Il ne sera pas muet. Il peut donner son aval ou mettre en stand-by», envisage M. Duron.
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