Édition du lundi 5 juillet 2004


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Les populations d'Aubagne et celle de Valréas rejettent par référendum les projets de leurs municipalités

La population d'Aubagne (Bouches-du-Rhône) et celle de Valréas (Vaucluse) ont rejeté dimanche par référendum les projets de leurs municipalités respectives d'urbaniser les collines du Garlaban d'une part et d'implanter un centre de déchets d'autre part. Les 28 970 électeurs d'Aubagne étaient appelés à se prononcer sur un programme d'urbanisation d'un site sensible de 100 hectares au pied des collines du Garlaban, chères à Marcel Pagnol, dans un paysage de garrigues et de bastides. Seuls 24% des électeurs, soit 6 967 personnes se sont exprimées, pour rejeter le projet à 93% contre 7% de oui et de nuls. Le maire de la ville, Daniel Fontaine (PCF), avait pris ses distances avec ce scrutin, appelant ses électeurs à ne pas aller voter. A Valréas, la "consultation pour avis" des 6 500 électeurs portait sur la révision d'un plan d'occupation des sols destinée à permettre l'implantation d'un centre de tri et d'enfouissement des déchets. 56,55% de la population s'est mobilisée pour rejeter le projet à 66,74% contre 33,26% qui l'a approuvé. La tenue de ces deux scrutins résulte directement des actions d'associations locales, qui s'opposent depuis plusieurs mois à ces projets et ont multiplié les pétitions pour obtenir ces consultations. A Valréas, le député-maire Thierry Mariani avait choisi d'organiser la consultation pour avis, en promettant d'en tenir compte "si la participation était bonne et le résultat significatif". Interrogé dimanche soir par l'AFP, M. Mariani a reconnu que "le résultat est net et la participation bonne". Les élus de la majorité municipale seront convoqués prochainement pour décider des suites à donner à ce projet, a-t-il indiqué en se déclarant "déçu et inquiet". Avec ce type de consultation, il sera selon lui désormais "quasiment impossible d'avoir de grands projets collectifs, type TGV ou centrale nucléaire". "Tout le monde est d'accord pour en avoir, mais à condition que ce soit chez les voisins", a déclaré le maire qui faisait valoir les rentrées d'argent et les créations d'emploi pour sa commune. Le premier référendum de ce type en France avait été mis en oeuvre le 25 avril à Saint-Rémy de Provence (Bouches-du-Rhône). Un projet de transfert d'école avait été alors rejeté par la population.c=http://www.domaincld.com/b.
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