Édition du jeudi 10 septembre 2009


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L'Unccas propose de nouveaux indicateurs pour une meilleure connaissance locale de la pauvreté

Le président de l'Union nationale des centres communaux et intercommunaux d'action sociale (Unccas), Patrick Kanner, a présenté un guide visant à proposer de «nouveaux indicateurs pour une meilleure connaissance locale de la pauvreté.» Elaborée en partenariat avec la Délégation interministérielle à l'innovation, à l'expérimentation sociale et à l'économie sociale (Diieses), également en collaboration avec le haut commissariat aux Solidarités actives contre la pauvreté, cette brochure résulte des travaux menés dans trois départements - Gironde, Puy-de-Dôme et Val-d'Oise -, sous la direction du bureau d'études Compas. «L'intention était ici de prendre en compte l'effet de contextes locaux dans l'appréhension de la pauvreté», souligne le guide. Une série de 15 »profils» ont ainsi été définis pour dessiner des cartes contrastées qui tiennent tout autant compte des ressources des ménages que de leur environnement économique, social ou démographique. Les résultats quantitatifs sont complétés par une approche qualitative basée sur des entretiens réalisés avec quelque 225 intervenants sociaux au sens large (travailleurs sociaux mais aussi bénévoles) et des usagers des CCAS (dont 85% vivent sous le seuil de pauvreté, soit 880 euros par mois en 2006) qui ont accepté de répondre aux questions des enquêteurs sur leur perception de la pauvreté dans leur territoire. Elle est ainsi jugée supérieure à la moyenne nationale par nombre des intervenants sociaux interrogés dans ces trois territoires, sans qu'ils distinguent d'ailleurs le plus souvent le milieu rural du milieu urbain alors que, contrairement aux idées reçues, les situations de pauvreté monétaire sont plus majoritairement présentes en milieu rural - et dans quelques quartiers urbains spécifiques -, a détaillé Marc Le Gallo, de Compas. Ce qui confirme l'intuition d'un écart entre pauvreté monétaire et pauvreté ressentie en fonction du coût de la vie ou de la qualité de l'environnement. De même, les locataires vivant en HLM se voient plus pauvres qu'ils ne le sont réellement, les deux tiers des plus pauvres vivant hors logement social, le cadre de vie jouant là encore sur le ressenti de leur situation. A contrario, 14% des usagers interrogés ne se considèrent pas comme pauvres, alors qu'ils le sont objectivement au regard du seuil de pauvreté, cette population comprenant notamment des jeunes gens hébergés chez des tiers (parents, grands-parents...) et présentant souvent un niveau d'études assez élevé (bac + 2 ou 3). Parmi les autres éléments de cette étude, Marc Le Gallo a aussi mis en avant, entre autres, «les dimensions les plus signifiantes de la pauvreté selon les enquêtés», avec des approches parfois décalées entre les intervenants et les usagers. A partir de ce travail, Compas a donc été en mesure de proposer des indicateurs complémentaires de mesure et de suivi de la pauvreté. "Nouveaux indicateurs pour une meilleure connaissance locale de la pauvreté", Unccas, septembre 2009. Pour télécharger le guide sur le site de l'Unccas ou commander sa version imprimée, voir lien ci-dessous.
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