Édition du vendredi 26 février 2010


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L'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale (ONPES) s'inquiète des effets de la crise sur les plus vulnérables

Présentant le rapport 2009-2010 de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale (ONPES)(1), Agnès de Fleurieu, sa présidente, a estimé que «la persistance de la grande exclusion reste tout à fait préoccupante» et que «la dégradation du marché du travail, en touchant les personnes qui étaient déjà les plus vulnérables, engendre un risque d'irréversibilité du chômage et de la pauvreté». «Ce rapport intervient à un moment d'autant plus opportun pour réaliser un bilan approfondi de l'observation de la pauvreté et de l'exclusion sociale que la crise économique, débutée au cours de l'année 2008, risque de remettre en cause les grandes tendances des évolutions antérieures et requiert, sans doute, des modalités d'observation sociale renouvelées», signale le rapport lui-même. Agnès de Fleurieu a regretté à cette occasion les difficultés rencontrées par ses services dans l'exercice de leur mission, en raison des délais de publication des indicateurs statistiques sur la pauvreté qui «restent produits avec un décalage d'au moins deux ans, les données exploitables pour le rapport 2009-2010 remontant à 2007. D'où le souhait de l’ONPES de voir «mettre en place un système de veille et d'alerte sociale plus réactif», et complémentaire des «tableaux de bord», désormais publiés par les services du Haut Commissariat aux solidarités actives. Sujet majeur de préoccupation: «L'augmentation sensible des difficultés financières des ménages et des demandes d'aide sociale», dans un contexte où le coût du logement pèse de plus en plus lourd dans le budget des familles modestes et où s'intensifie «l'angoisse des plus pauvres». A cet égard, le rapport de l'ONPES plaide pour la poursuite des actions visant à associer les intéressés à «la construction de la connaissance» sur le sujet. Selon Agnès de Fleurieu, «la France a assorti ces dernières années le bénéfice de plusieurs prestations sociales à des obligations nouvelles, alors que dans toute l'Europe actuellement, on s'interroge sur le caractère approprié d'exigences accrues à l'égard des chômeurs et des allocataires des minima» en période de crise et sur fond de dégradation du marché du travail. «Les objectifs de réduction de la pauvreté restent d'actualité», a commenté pour sa part Martin Hirsch, présent lors de cette présentation. Pour le reste, «on peut toujours chipoter pendant des années sur la pertinence des indicateurs», a-t-il souligné, mais «l’indicateur parfait n’existe pas», l’essentiel étant de se mettre d’accord sur le plus approprié en fonction de «l’objectif volontariste qui nous lie et qui nous engage», à savoir de réduction de la pauvreté d’un tiers d’ici à 2012, et de «tenir le cap». (1) «Bilan de 10 ans d’observation de la pauvreté et de l’exclusion sociale à l’heure de la crise». Pour télécharger le rapport, voir lien ci-dessous (PDF, 6 Mo).
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