Maire-info
Le quotidien d’information des élus locaux
Édition du jeudi 26 mai 2016
Politique de la ville

Les jardins partagés dynamisent les quartiers et les territoires

Le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) vient de publier une note sur les jardins partagés. Vecteurs de dynamisme dans les quartiers et les territoires selon le CGET, ils se développent depuis une vingtaine d’années et « ont pris le relais des jardins ouvriers du XIXe siècle ». Divisés en jardins familiaux (parcelles affectées à des particuliers y pratiquant le jardinage pour leurs propres besoins et ceux de leur famille) et en jardins d’insertion (destinés à la réinsertion de personnes en situation d’exclusion ou en difficulté sociale ou professionnelle), les « plus de mille »  jardins partagés - dénombrés par le Réseau national des jardins partagés - sont souvent implantés dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV).
Portés par des associations, des municipalités ou des collectifs d’habitants, ils ne permettent plus aux familles ouvrières de subvenir totalement à leurs besoins alimentaires. Mais, ces jardins poursuivent des « objectifs sociaux, économiques, écologiques, culturels et participatifs », explique le CGET qui considère que ces espaces verts cultivés « conquièrent les « délaissés »  des villes et permettent une nouvelle forme d’appropriation du territoire, impliquant les habitants dans la réalisation de villes plus durables et dans l’écriture de nouveaux paysages urbains ».
S’appuyant sur une étude qu’il avait commandée en 2014 (1), le CGET rappelle pourquoi ces jardins contribuent à renforcer la cohésion sociale : ils permettent l’épanouissement personnel en donnant la possibilité aux « personnes isolées, fragiles, de sortir de chez elles et de se confronter aux autres ». Ils donnent aussi l’opportunité aux différentes générations et aux personnes de toutes origines sociales et ethniques de se rencontrer. Par ailleurs, ils permettent d’embellir, de ressourcer le quartier tout en le valorisant et le désenclavant.
Pour toutes ces raisons, le CGET « soutient l’émergence des jardins partagés ». En 2015, 254 actions ont bénéficié d’une aide de l’État pour un montant total de plus de 1 million d’euros en faveur de projets de jardins ou de nature en ville. Comme en 2014, année qui a vu 235 actions en bénéficier, « ces actions se répartissent dans les trois piliers des contrats de ville : 146 projets dans le pilier cohésion sociale (528 630 euros), 70 dans le pilier cadre de vie et rénovation urbaine (273 000 euros) et 28 dans le pilier développement économique et emploi (222 170 euros). Ces financements issus des crédits de la politique de la ville ont été complétés, environ à la même hauteur, notamment par les collectivités territoriales », observe le CGET.
A.W.
Télécharger la note du CGET.

(1) Etude exploratoire de l’impact des jardins partagés sur la « cohésion sociale », réalisée par Plein sens pour le CGET.
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