Édition du lundi 27 février 2012


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Les prix de l'essence et de l'électricité pour les bas revenus vont baisser à La Réunion, et ceux de 40 produits de première nécessité vont au moins être gelés à partir du 1er mars grâce à l'effort des collectivités locales, a indiqué vendredi le préfet

Après trois nuits marquées par des violences et à l’issue d’une réunion de cinq heures et demie, le préfet de La Réunion Michel Lalande a annoncé une série de mesures qui correspondent au geste annoncé la veille par les conseils régional et général:
«Baisse de la bouteille de gaz dont le prix sera fixé au premier mars à 15 €,
«Baisse du prix du carburant à la pompe grâce à un effort partagé de tous (collectivités, Chambre de commerce et d’industrie, et pétroliers) de -8 centimes sur l’essence et de -8 centimes sur le gazole dès le 1er mars,
«Identification de 40 produits de première nécessité pour les réunionnais, qui vont faire l’objet soit d’une baisse de leur prix, soit d’un gel de ce dernier jusqu’à la fin de l’année. Cette liste sera élaborée avec les consommateurs et les distributeurs et sera publiée pour une baisse effective au 1er mars (cette liste pourra être ultérieurement élargie à des catégories de produits comme l’énergie ou les télécoms),
«Lancement d’une étude pour un nouveau site de stockage de carburants à La Réunion afin de garantir la concurrence,
«Lancement du grand débat sur le prix des carburants à La Réunion durant les deux mois qui viennent, grand débat qui permettra de mener une investigation poussée de la structuration des coûts des carburants à La Réunion».
Ont participé à cette réunion les collectivités locales (région, département, association des maires), les trois chambres consulaires, la présidente de l’observatoire des prix et des revenus, des représentants de la société civile et les représentants des transporteurs.
Le communiqué de la préfecture souligne que «tous ces acteurs étaient nourris de la même volonté de voir aboutir le dossier» et que tous «sans exception ont demandé au préfet de lancer un nouvel appel pour que le calme règne ce soir à La Réunion». Les acteurs économiques ont renouvelé «leur demande de voir la sécurité rétablie sur l’ensemble de l’île».
Lors des violences urbaines de ces derniers jours, des locaux professionnels ont été dégradés et pillés. Pour mettre en place les procédures d’indemnisation et d’accompagnement des professionnels concernés, le secrétaire général de la préfecture a réuni le vendredi 24 février, en présence du directeur régional des finances publiques et de représentants de la direction des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (DIECCTE) et du secrétariat général aux affaires régionales, la chambre de commerce et d’industrie (CCIR), la chambre des métiers et de l’artisanat (CMA), le comité des assurances de La Réunion, l’ordre des experts comptables et l’Association réunionnaise pour l’aide juridique aux familles et aux victimes (ARAJUFA). Les participants à cette réunion de travail ont décidé de constituer un guichet unique pour les professionnels victimes des violences urbaines de ces derniers jours. Les antennes locales de la CCIR et de la CMA recevront les demandes des professionnels. Ces demandes seront examinées et orientées dans le cadre d’une cellule partenariale de suivi.

Pour accéder aux communiqués de presser de la préfecture, utiliser le lien ci-dessous.
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