Édition du mardi 17 novembre 2015


Imprimer Imprimer

Les maires d'Outre-mer s'associent à l'émotion nationale

Hier matin, s’est tenue dans les locaux de l’AMF la réunion des maires d’Outre-mer qui ouvre traditionnellement le Congrès annuel. Cette journée n’avait pas été reportée, contrairement au Congrès lui-même, essentiellement parce qu’au moment où les décisions ont été prises ce week-end, beaucoup de maires d’Outre-mer étaient déjà partis. « Il y a quelque chose d’un peu dérisoire à la tenue aujourd’hui de ces travaux, sous le choc encore très vif des évènements de vendredi, mais il y a aussi quelque chose de vital à affirmer que la vie continue et que les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité nous réunissent » a indiqué François Baroin, en accueillant les maires ultramarins. Tous les élus d’Outre-mer présents ont témoigné de leur émotion et marqué leur solidarité. Yvon Combes, premier vice-président de l’Association des maires de Guadeloupe et adjoint au maire de la commune du Lamentin a souligné que c’était la Nation toute entière qui était meurtrie. Véronique Jacaria, maire de Sainte-Elie en Guyane, qui représentait le président de l’Association des maires de Guyane, a invoqué la « cause commune », qui était le thème du Congrès cette année, indiquant qu’il prenait désormais encore plus de sens.
Mais au delà de l’émotion, ces élus ont aussi tenu à exprimer, de façon courte mais forte, les messages qu’ils étaient venus porter à ce 98e Congrès des maires. Au premier rang de leur préoccupations, ils évoquent tous la baisse des dotations, vécue comme une nouvelle détérioration de leurs ressources, déjà faibles, alors que les territoires dont ils ont la charge font face à des enjeux extrêmement lourds et coûteux (climatiques, environnementaux, sociaux, économiques, en terme d’emploi…). Ils demandent à ce que la situation particulière des collectivités ultramarines soit abordée avec objectivité, et que l’Etat tienne compte de leurs spécificités. « Nous ne refusons pas de participer à l’effort collectif pour la baisse des dépenses publiques, mais cela doit se faire de façon proportionnée à nos moyens », a insisté Maurice Bonté, président de l’Association des maires de Martinique et maire d’Ajoupa-Bouillon. Pour André Laignel, premier vice-président délégué de l’AMF et maire d’Issoudun, ces revendications sont absolument légitimes. « On ne pourra de toute façon pas attendre la tenue du Congrès en mai prochain pour en discuter : il est déjà difficile de boucler nos budgets municipaux cette année », a-t-il précisé, en rappelant que le débat sur la loi de finances va bientôt commencer.
« Mon ambition est de préserver les moyens d’action des collectivités d’Outre-mer », a affirmé de son côté la ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin, venue clôturer les débats. « Même sur la DGF, nous sommes parvenus à faire en sorte que les outre-mer soient moins impactés par la baisse. » Elle a aussi rappelé le maintien de la défiscalisation outre-mer jusque fin 2020, la proporogation des régimes d’aides en faveur du logement social, ainsi que le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi passé à 9 % (lire Maire info d’hier).
F.N.
Édition du mardi 17 novembre 2015 image
Abonnez-vous
à la newsletter

Quotidien   Hebdomadaire
Rechercher par dossiers
Retrouvez tous les articles depuis 2002 classés par rubriques

Organisation, Gestion Communale

Finances et fiscalités locales

Territoires

Environnement, développement durable

Urbanisme, Habitat, Logement

Action sociale, Emploi, Santé

Education jeunesse

Culture, Sports et loisirs

Europe International

Etat, Administration centrale, Elections

Juridique

Rechercher par calendrier
Retrouvez une édition par date :
Maires de France