Édition du mardi 10 mars 2015


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George Pau-Langevin engage l'Etat en Polynésie française

La ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin, a signé avec le président polynésien Edouard Fritch, hier à Papeete, un contrat de projets quinquennal de 180,7 millions d’euros entre l'Etat, la Polynésie française, et dans une moindre mesure les communes polynésiennes.
L'Etat a revu sa dotation à la hausse dans le contrat de projets 2015-2020 : il avait programmé 177,2 millions d'euros dans le contrat de projets précédent, et seuls 62% des crédits avaient été consommés. Un taux de consommation bien plus faible que dans les autres collectivités, où il dépasse souvent les 80%.
De source ministérielle, ces crédits représentent un investissement de 650 euros par habitant, ce qui fait de la Polynésie française la troisième collectivité la plus aidée par ce type de contrats dans la République française, après Mayotte et la Réunion.
Le principe de ces contrats est un investissement à parité entre l'Etat et la Polynésie française, qui dispose d'un gouvernement autonome. La forte instabilité politique locale de la dernière décennie, et les multiples changements de gouvernement, avaient nui à la consommation des crédits.
Très peu de logements sociaux avaient été construits, alors que c'est un axe fort de ces contrats de projets. Cent millions d'euros y seront consacrés, à parité entre la collectivité et l'Etat.
L'autre axe majeur de ce contrat de projets sera le développement touristique : 75 millions d'euros y sont consacrés. Les autres domaines financés sont la santé, le secteur primaire, les énergies renouvelables, la recherche et l'innovation, et les infrastructures sportives.
Arrivée hier matin à Tahiti pour une visite de trois jours, George Pau-Langevin a souligné dans son discours que c'était « un acte fort de l'engagement de l'Etat aux côtés de la Polynésie (...) dans un contexte budgétaire difficile ».
Le ministère des Outre-mer propose aussi de rendre possible, dès 2016, la défiscalisation sur le logement social en Polynésie française. Cette défiscalisation se heurte toutefois à des contraintes techniques, la fiscalité n'étant pas la même dans cette collectivité et en métropole.
La ministre a également confirmé que l'Etat contribuerait au financement du RST. Ce Régime Social Territorial permet aux plus défavorisés d'avoir une couverture sociale, mais il est en déficit chronique depuis que l'Etat ne participe plus à son financement depuis 2007. (Afp)
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