Édition du Mardi 21 septembre 2004


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Présence postale : 300 000 postiers appelés à faire grève contre les conséquences des "restructurations" annoncées par La Poste

Les 300 000 postiers sont appelés à faire grève, mardi, contre les conséquences des "restructurations" annoncées par La Poste alors que les élus locaux redoutent la réduction de la présence postale dans les zones rurales. CGT, SUD et FO ont déposé un préavis de grève de 24 heures, la FNSA (autonomes) et la CNT (anarcho-syndicaliste) appelant à une "journée d'actions" pour s'opposer "à la suppression de plusieurs milliers d'emplois" dans le courrier et le réseau des 17 000 "points de contact" de La Poste. Une manifestation était prévue mardi devant le siège parisien de La Poste ainsi que des rassemblements dans plusieurs villes de province. Ces cinq syndicats évaluent à 6 000 le nombre de bureaux "de plein exercice" - sur un total de 14 000 actuellement - qui devraient disparaître d'ici 2007 et à "environ 10 000" les emplois menacés par ces fermetures ou la transformation de ces bureaux en "agences postales communales" (1 500 en activité) ou "points poste". Les "points poste", au nombre de 300 actuellement, sont gérés par des commerçants et offrent un service limité. Ce chiffre de 6 000 n'est pas mentionné au hasard par les syndicats : il figure dans un précédent rapport de la Cour des comptes qui a estimé que 6 000 bureaux seraient suffisants. Le "désengagement" de La Poste des zones rurales est pointé du doigt par les syndicats mais aussi par les élus locaux inquiets de la disparition dans leur circonscription du dernier service de proximité. Un groupe de travail (élus, parlementaires, direction de La Poste) vient de se constituer pour "proposer au gouvernement les modalités de mise en œuvre du Fonds postal national de péréquation territoriale", qui doit "garantir le financement de la présence postale". Les syndicats s'élèvent également contre "la disparition de plusieurs dizaines de centres de tri" au profit de grosses plate-formes de tri fortement automatisées et contre la création, sous la forme d'une filiale, d'un "établissement de crédit postal", porte ouverte, selon eux, à la "privatisation" des services financiers de La Poste. Au fil des semaines, l'opposition des syndicats s'est renforcée malgré la confirmation, le 9 septembre, par le président de la Poste Jean-Paul Bailly, du maintien des "17000 points de présence" de La Poste. M. Bailly confirmait ses engagements pris devant M. Raffarin le 24 août dernier. A cette occasion, le chef du gouvernement avait indiqué que le projet de loi de régulation postale serait soumis à l'Assemblée nationale "dès cet automne". M. Raffarin avait également rappelé les trois priorités fixées à M. Bailly : « présence postale et qualité du service en milieu rural notamment », « préparation à la compétitivité de l'entreprise » et « adaptation aux nouveaux modes de vie urbains ».c=http://www.upgr
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