Édition du Wednesday 25 février 2015


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Prévention de la radicalisation : Bernard Cazeneuve demande à tous les préfets d'agir

Peu à peu, les mesures décidées dans le cadre de la loi antiterroriste de novembre entrent en vigueur, accélérées par les attentats de janvier. Mais, comme le relève le ministre de l’Intérieur dans une sèche circulaire aux préfets, certains départements tardent à mettre en place les dispositifs de prévention de la radicalisation.
Avant-hier, Bernard Cazeneuve a fait le point sur les mesures d’interdiction administrative de sortie du territoire pour des personnes soupçonnées de vouloir rejoindre les djihadistes en Syrie ou en Irak : six interdictions ont été prononcées, avec confiscation du passeport et de la carte d’identité, et « une quarantaine » d’autres interdictions sont « en préparation ». Par ailleurs, le numéro vert mis en place par le gouvernement permettant aux proches de signaler des risques de radicalisation fonctionne à présent à son rythme de croisière : le ministre a indiqué qu’un millier de signalements ont été reçus.
Le fait que des proches cherchent à prévenir les autorités d’une éventuelle radicalisation rend plus nécessaire encore l’accompagnement des familles confrontées à ces situations. C’est la raison pour laquelle, en avril dernier, le ministre de l’Intérieur avait demandé à chaque préfet de mettre en place une « cellule de suivi pour la prévention de la radicalisation et l’accompagnement des familles ». Or, dans une note rendue publique ce matin, le ministre s’étonne que « plusieurs préfectures n’ont pas encore installé » cette cellule à ce jour. Il demande donc, de façon « impérative », que ces cellules, dont le rôle est « crucial », soient organisées dans chaque département « dans les meilleurs délais ».
Bernard Cazeneuve insiste aussi tout particulièrement sur le fait que les collectivités territoriales doivent absolument être « associées » à ces cellules de suivi, parce qu’elles sont « des partenaires indispensables en matière de politiques sociales ». De même, les préfets devront veiller à « articuler » l’action de ces cellules avec celle des CLSPD (Conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance), présidés par les maires, ou des CISPD (Conseils intercommunaux de sécurité et de prévention de la délinquance).
Dans sa note, le ministre de l’Intérieur précise à l’attention des préfectures qui ne rectifieraient pas la situation au plus vite que « le bon fonctionnement de cette cellule conditionnera l’octroi des crédits du FIPD (Fonds interministériel de prévention de la délinquance) spécialement abondé par décision du Premier ministre ». Dans une circulaire du 31 décembre 2014, Bernard Cazeneuve avait en effet annoncé qu’une partie du FIPD serait consacrée à la prévention de la radicalisation et à l’accompagnement des familles.
Cependant, vu le montant de l’enveloppe consacrée à ce volet (un million d’euros à l’échelle nationale !), il n’est pas certain que cette menace suffise, à elle seule, à convaincre les préfectures retardataires.

Télécharger la circulaire.
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