Édition du Lundi 30 septembre 2002


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Les policiers bordelais contestent l'arrêté «anti-bivouac» pris par la ville dirigée par Alain Juppé

Les policiers bordelais en ont "ras-le-bol" de l'arrêté "anti-bivouac" adopté en janvier 2002 par la municipalité de Bordeaux qui leur "donne l'impression de travailler pour rien", faute de suivi social des SDF, selon un communiqué du Syndicat national des policiers en tenue (SNPT). Cet arrêté, adopté en janvier dernier à l'initiative du maire Alain Juppé, vise à limiter la présence des sans-abris au centre-ville en interdisant "toute occupation abusive et prolongée des rues (...) de nature à entraver la libre circulation des personnes ou à porter atteinte à la tranquillité et au bon ordre public". Cette année, la police a pratiqué plus de 1 000 interventions et dressé 500 procès-verbaux contre des SDF, sans que ces derniers ne modifient leurs habitudes, selon le SNPT. Début septembre, après des critiques des commerçants bordelais, M. Juppé avait regretté, dans les colonnes du quotidien «Sud-Ouest», que cet arrêté soit "trop mollement appliqué par la police nationale", un jugement qui a suscité les foudres du SNPT. "La sécurité et la salubrité publique ne dépendent pas que de la police. Les services sociaux et sanitaires de la mairie de Bordeaux doivent assurer le suivi... Que fait le maire de Bordeaux ? Que font les services sociaux et sanitaires ? Rien", dénonce le communiqué du syndicat. L’arrêté incriminé interdit «tout rassemblement d'individus pouvant troubler la tranquillité publique», malgré les critiques formulées par l'opposition au cours du conseil municipal de lundi. Cet arrêté relève d'une «politique équilibrée qui fait sa place à la répression», estime Alain Juppé. «Il faut de la répression, mais ce n'est qu'une partie d'une politique qui comprend également prévention et accompagnement social», a-t-il ajouté. Le texte interdit chaque année, du 1er décembre au 1er mars et du 15 mai au 30 septembre, «toutes occupations abusives et prolongées des rues et autres dépendances domaniales (...) lorsqu'elles sont de nature à entraver la libre circulation des personnes ou biens, (à) porter atteinte à la tranquillité et au bon ordre public». Le député-maire a également indiqué que l'arrêté avait été pris à la demande de la police nationale. Il a cité en référence un arrêté pris à La Rochelle en 1995. En accompagnement de cet arrêté, la ville a pris des mesures de réinsertion en soulignant qu'«il ne s'agit pas de chasser les SDF du centre-ville». La mairie va mettre en place un système appelé «intérim insertion». Son objectif est de permettre aux SDF qui en font la demande de travailler, moyennant rémunération, à des tâches simples comme l'entretien des voies ferrées de la SNCF ou le nettoyage des jardins et parcs de la mairie de Bordeaux.
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