Édition du Vendredi 7 septembre 2007


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Délinquance, violences et bandes: Michèle Alliot-Marie veut «anticiper»

La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a annoncé jeudi une série de mesures, dont la création d'une «cellule de coordination» des préfets d'Ile-de-France, pour analyser en permanence l'évolution de la délinquance et «anticiper» plutôt que «simplement réagir». Elle les a dévoilées devant la presse à l'issue d'une réunion avec les préfets de la région, le préfet de police, les directeurs généraux de la police et de la gendarmerie, au lendemain de la diffusion d'une étude des Renseignements généraux (RG) faisant état d'une hausse des affrontements entre bandes rivales. Selon cette étude, réalisée en juillet, ces affrontements ont augmenté de 29% en France au cours des cinq premiers mois de l'année par rapport à la même période de 2006. «Il y a une accélération des évolutions des formes de délinquance, il est nécessaire, en les (y) adaptant, de faire évoluer parallèlement les structures et les modalités de fonctionnement» des forces de sécurité, a jugé la ministre. «Notre devoir est de ne pas être en train simplement de réagir, à la traîne, mais d'essayer d'anticiper, de façon à toujours être en initiative», a-t-elle ajouté. Pour «être capable d'avoir la réactivité maximum, la capacité de prendre les moyens nécessaires», la ministre a annoncé la création d'une «cellule de coordination, structure d'analyse régionale» auprès du préfet de police qui réunira «au moins une fois par mois» les préfets de la région. Ils analyseront «les différents phénomènes de violences urbaines, de phénomènes de bandes, de délinquance itinérante, de façon à les suivre, être capable d'apprécier s'il y a des nouvelles formes de violences, de délinquance, en train de se mettre en place», a-t-elle précisé. Cette cellule alimentera aussi en informations «la direction des affaires stratégiques qui sera créée dans le ministère à l'automne», a souligné Mme Alliot-Marie. Parallèlement, a-t-elle poursuivi, face à «une délinquance extrêmement mobile, les règles d'utilisation des unités opérationnelles seront assouplies» par «une plus grande perméabilité des limites de compétence territoriale (permettant) l'envoi de renforts et la mutualisation des moyens chaque fois que le besoin s'en fera sentir». Elle compte aussi sur les nouvelles technologies, comme la vidéosurveillance «avec toutes les possibilités d'interconnexion», et sur «tous les systèmes de transmission oraux», afin de faciliter l'échange d'informations interservices et interdépartements. «Cela peut également intéresser la justice», a poursuivi la ministre. Selon elle, il est «nécessaire que les tribunaux du lieu où vivent les criminels soient informés de ce qui se passe ailleurs, ça ne semble pas systématiquement le cas aujourd'hui», a-t-elle noté. Enfin, une «analyse» sera menée pour mettre en place, «dans le réseau des transports en commun, une coordination similaire à celle des réseaux ferrés». La ministre a en revanche refusé de préciser le rôle qu'auront les RG dans ce dispositif: «Je dirais ce que sont les décisions et les orientations concernant les services de renseignement en début de semaine prochaine», a-t-elle dit. Mme Alliot-Marie a annoncé qu'elle présiderait une réunion identique à celle de jeudi «en octobre» pour faire le point sur la mise en place des nouvelles mesures.c=http://www.
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