Édition du mardi 16 décembre 2014


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Île-de-France : une politique vélo qui porte ses fruits

Une enquête de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme de la région Île-de-France livre des données intéressantes sur l’usage du vélo dans la région : en moins de quinze ans, l’usage de la bicyclette a doublé.
L’usage du vélo dans la région capitale a connu une lente décroissance à partir des années 1970, avec un point bas en 1991. Il s’est alors stabilisé jusqu’en 2001, avant de remonter sous l’impulsion de politiques volontaristes – aménagements de nombreux itinéraires cyclables et mise en place du vélo en libre-service à Paris et dans plusieurs communes limitrophes. Aujourd’hui, le nombre de déplacements en vélo dans la région atteint 650 000 par jour – contre 273 000 en 1991. Ce chiffre reste évidemment marginal ramené aux 42 millions de déplacements quotidiens dans la région, mais il atteint quand même quasiment la barre des 2,5 %.
Les usagers du vélo ont changé – tout comme les usages. Alors que dans les année 1970, moins d’un quart des déplacements vélos concernaient le domicile-travail, cette catégorie en représente aujourd’hui un tiers. En revanche, l’usage « scolaire » du vélo (déplacements domicile-études) s’est effondré en quarante ans, passant de 183 000 déplacements quotidiens à moins de 60 000.
Alors que 15 % des usagers du vélo étaient des ouvriers en 1970, ils ne sont plus que 7 % aujourd’hui. En revanche, l’usage du vélo par les cadres a explosé : ils étaient 4 % des usagers en 1970, ils sont 38 % aujourd’hui.
L’étude note que c’est essentiellement la ville de Paris qui tire les chiffres vers le haut : « L’usage du vélo y a triplé et représente aujourd’hui le double de la moyenne francilienne ». Contrairement à une idée reçue, on circule plus à Paris intra muros à vélo qu’à moto ou scooter (240 000 déplacements quotidiens pour la petite reine, contre 150 000 en deux roues motorisés). Et comparé à la voiture, le vélo n’a pas à rougir : pour les déplacements internes à la ville (on ne compte donc pas ici les déplacements Paris-banlieue), il n’y a « que » 540 000 déplacements en voiture par jour, soit à peine plus du double que ce qui se fait en vélo.
Ces résultats sont à mettre au bénéfice, notamment, de Vélib’, le vélo en libre-service parisien, mais aussi d’une politique de réduction de la largeur de voirie mise à disposition des automobiles et d’une hausse exponentielle du linéaire de pistes cyclables (540 km aujourd’hui contre… 6 en 1995).
Mais l’étude note également que Paris n’est pas seule à obtenir d’excellents résultats : certains territoires de banlieue ou de grande banlieue font aussi bien. « Il est possible, notent les auteurs, qu’à l’échelle d’autres bassins locaux de déplacements, des politiques cyclables adaptées puissent aussi porter leurs fruits ».
En conclusion, l’IAU note que si le vélo n’a « bien sûr pas vocation à devenir un mode de transport de niveau régional », son utilisation peut « progresser au sein des différents bassins de déplacements locaux ».

Télécharger l’étude de l’IAU.
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