Édition du jeudi 11 octobre 2012


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Le maire de Cousolre relaxé en appel

La cour d'appel de Douai a relaxé hier le maire de Cousolre (Nord), Maurice Boisart, qui avait été condamné en correctionnelle à une amende avec sursis pour avoir giflé un adolescent de sa commune en 2010. « La cour infirme le jugement » rendu en première instance « et relaxe » Maurice Boisart, a déclaré le président de la cour d’appel, Alain Blanc.
Dans son arrêt, la cour « considère que le geste du maire, mesuré et adapté aux circonstances de fait de l'espèce, même s'il l'a lui-même regretté, était justifié en ce qu'il s'est avéré inoffensif et était une réponse adaptée à l'atteinte inacceptable portée publiquement à l'autorité de la fonction ».
Maurice Boisart, 63 ans, avait giflé un adolescent de 16 ans, le 24 août 2010. Ce dernier l'avait insulté après avoir été réprimandé pour avoir escaladé un grillage afin de récupérer un ballon tombé dans un terrain communal.
L'élu, qui contestait sa peine en appel, avait été condamné en première instance à 1 000 euros d'amende avec sursis et à 250 euros de dommages et intérêts pour des faits de violence par personne dépositaire de l'autorité publique par le tribunal d'Avesnes-sur-Helpe (Nord). Sa réaction avait été jugée disproportionnée.
« Je suis heureux, je suis satisfait aussi pour le maire que je suis (...). On a pris le statut de maire en considération, ce qui n'avait pas été fait avant », a déclaré Maurice Boisart, qui a remercié « les Français et les Françaises qui l’ont soutenu dans cette épreuve. On en revient toujours à la notion de respect. On a tous eu un coup de pied au cul quand on était gamin, tous eu une réprimande, tous eu une gifle quand on avait mal répondu. Tous les gens qui m'ont écrit allaient dans ce sens-là : où va-t-on si on ne peut plus respecter le maire? ».
Dans un communiqué publié hier, l’Association des maires de France s’est réjouie de cette relaxe. « Jacques Pélissard se réjouit de cette décision. En tant que président de l’AMF, il avait tenu à apporter le soutien de l’Association au maire de Cousolre dans cette épreuve », indique l’association. « Maurice Boisart est le symbole de ces élus locaux qui, en contact direct avec nos concitoyens, s’engagent résolument au service de l’intérêt général et tissent quotidiennement le lien social au sein de notre République. Et l’exercice de cette responsabilité est de plus en plus difficile. Mobilisés sur tous les fronts, les maires et leurs équipes restent plus que jamais des maillons essentiels de la République et les meilleurs garants de la cohésion sociale sur l’ensemble du territoire. Affaiblir l’autorité de leur fonction, c’était, d’une certaine manière, porter un coup à tous nos concitoyens. Il est heureux que cette autorité ait été justement rétablie dans ce dossier », ajoute l’AMF.
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