Édition du mardi 23 juin 2009


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Les familles laïques demandent l'interdiction du voile intégral dans tous les espaces publics, y compris dans la rue

L'Union des Familles laïques (Ufal) a demandé lundi l'interdiction du voile intégral dans la rue, et plus généralement «dans tous les espaces de la société civile», tels que les transports, les «lieux clos accessibles au public» ou les commerces. «Le voile intégral pose un réel problème: non seulement il est un signe insupportable d'un projet idéologique et sectaire visant à asservir les femmes en leur refusant le statut de personne (puisque les femmes intégralement voilées, inaccessibles au regard d'autrui, ne sont, à proprement parler, personne), mais il est aussi un masque qui rend impossible l'identification de l'individu», écrit l'Ufal dans un communiqué. «Le voile intégral est plus qu'un symbole d'oppression pour les femmes: il est une manière d'abolir l'humanité, la sienne propre puisqu'on se retire des relations ordinaires entre les êtres humains, celle des autres puisqu'une personne peut devenir ainsi invisible et intouchable. En cela, burqa et niqab ne sont pas des signes religieux, mais bien des dénis d'identité. A ce déni d'identité s'ajoute un déni d'identification susceptible de poser des problèmes de sécurité publique», ajoute-t-elle. Pour sa part, l'ancien garde des Sceaux Robert Badinter (PS) a estimé dimanche au sujet du port du voile intégral qu'il fallait d'abord tenter de «comprendre» ce phénomène et «ne pas se précipiter pour légiférer». Le sénateur des Hauts-de-Seine a souhaité sur Canal+ que la commission d'enquête parlementaire qui pourrait être créée «aille jusqu'au bout des choses» avec pour souci essentiel «la condition des femmes». «Ce qui importe dans cette affaire» du port de la burqa ou du niqab par certaines musulmanes, «c'est de voir ce que cela signifie pour les femmes, pourquoi elles sont amenées à le faire», a-t-il expliqué. «Nous n'avons pas à nous précipiter pour légiférer, mais comprendre est essentiel», a-t-il dit, alors que l'éventualité d'une loi sur le port du voile intégral fait polémique.Il s'agit d'«un problème tout à fait important au regard essentiellement de la condition des femmes». Il faut savoir «quels fanatisme ou pression familiale» sont en jeu, a poursuivi M. Badinter. Il a fait aussi fait remarquer que l'on ne pouvait «pas dissimuler (son) visage parce que c'est dissimuler (son) identité». Pour lire le communiqué de l'UFAL, voir lien ci-dessous.
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