Édition du Wednesday 14 octobre 2015


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Accueil des réfugiés : Bernard Cazeneuve dresse un premier bilan

4 800 : c'est la capacité d'accueil d'ores et déjà mise à disposition par les premières communes ayant répondu à l'appel du gouvernement pour l'accueil des réfugiés, a précisé hier le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, lors d'une audition au Sénat. S'agit il de places ou de logements ? Cela reste confus dans les propos du ministre, mais une chose est certaine pour lui : « en trois semaines (date de l'appel lancé), c'est une bonne dynamique ». Le gouvernement espère trouver au total de quoi faire face à l'engagement pris d'accueillir 30 752 réfugiés supplémentaires en deux ans. C'est la contribution française au plan dit de relocalisation de 160 000 réfugiés entre les pays européens, pour soulager les pays d'entrée, l'Italie et la Grèce.
Lors de cette audition sur la situation des réfugiés syriens et irakiens, organisée par les commissions des affaires étrangères, des lois et le groupe de liaison sur les chrétiens d'Orient du Sénat, le ministre a été apostrophé par le sénateur-maire du Val de Marne, Christian Cambon, sur le sort réservé aux communes, « notamment en Ile de France », qui accueillent déjà beaucoup de réfugiés mais n'ont droit « qu'à peu d'aide » quand celles qui accueilleront des syriens demain auraient « droit à tout ». « Sur ma commune de 18 000 habitants, j'accueille 25 familles tchétchénes et afghanes depuis 5 ans sans aucune aides associatives ni de l'Etat », a-t-il expliqué, espérant que l'Etat rétablisse l'équilibre et « se penche sur le sort de ces demandeurs d'asile dans des situations de dénuement et dont le sort repose sur les maires ». La réponse du ministre a été directe : « Je ne peux rétroactivement assurer une prise en charge au même titre que le plan de relocalisation », question budgétaire oblige. A défaut, le ministre reconnait presque le droit à ces communes d'être moins investies dans l'accueil de nouveaux réfugiés, et assure que le ministère de l'Intérieur en tiendra compte, « avec pragmatisme », notamment dans le cadre du schéma national d'hébergement des demandeurs d'asile que l'Etat doit mettre en place. A ce propos, le ministre a été on ne peut plus clair : « Je préfère le volontariat et travailler sur la base d'une mobilisation spontanée des collectivités, mais si nous devions être obligés de mettre en oeuvre de façon plus unilatérale ce schéma, l'Etat prendrait alors ses responsabilités ».
L'agence Frontex, chargée de la surveillance en méditerranée, a fait hier un nouveau point sur les flux de migrants et réfugiés depuis le début de l'année : 710 000 ont traversé la méditerranée ces 9 derniers mois quand, le nombre total dépassait à peine 280 000 sur les 12 mois de l'année 2014. Plus de 3000, au moins, ont péri en mer.
E.S.
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