Édition du lundi 28 mai 2018


Imprimer Imprimer

L'adhésion à l'Europe progresse chez les citoyens de l'Union

À un an des élections européennes, programmées entre le 23 et le 26 mai 2019 dans les 27 États membres, le Parlement européen vient de publier les résultats de son dernier Eurobaromètre. Globalement, l'opinion publique est favorable à l’Europe puisque plus d'un citoyen sur deux estiment que l'adhésion de leur pays à l'Union européenne est une bonne chose. Deux tiers (60%) des répondants sont convaincus que leur pays en a tiré profit. L'avis est plus partagé chez les Français (55%) – mais ce score est inédit depuis 1983, souligne le Parlement européen.
Le sondage ayant été réalisé en prévision des prochaines échéances électorales, il permet de connaître les thèmes que les citoyens aimeraient voir au cœur de la campagne ? Presque la moitié d’entre eux (49%) portent la lutte contre le terrorisme en tête de liste. La proportion est bien plus forte en France, le sujet étant prioritaire pour six électeurs sur dix. Le fait que le pays ait directement souffert d'attentats, et reste très exposé, explique cet écart avec d'autres États.
La lutte contre le terrorisme est très vite suivie par des préoccupations plus quotidiennes, en premier lieu le chômage des jeunes (48% des Européens, et 55 % des Français), avant l'immigration (45% des Européens, 40 % des Français) ou l'économie et la croissance. Les Français se démarquent sur ce dernier sujet, puisque la croissance économique ne préoccupe que 34 % des Français contre 42 % des Européens. Les habitants de l’Hexagone semblent plus préoccupés par le changement climatique et la protection de l’environnement (39 % des personnes interrogées en France, 35 % en Europe). Ils se disent également plus concernés par les questions de sécurité et la politique de défense (31 % des Français, 29 % des Européens).
La protection sociale des citoyens de l’UE n’est mentionnée que par 35% (Europe) et 32% (France) des personnes ayant répondu au sondage.
Le sentiment d’appartenance à l’Union semble plus net chez les Français (33 % contre 30 % des Européens), c'est l'une des raisons qui les motivera à aller voter… autant que le moyen d'exprimer leur mécontentement pour un autre tiers.
Mais si les Européens disent qu'il est important d'aller voter, 60 % des Européens (et 64 % des Français) ont la certitude que leur vote ne changera rien. Le Parlement préfère retenir un autre chiffre, celui de 48 % d'Européens aujourd'hui convaincus que « leur voix compte dans l'UE », un niveau jamais atteint.
La méfiance envers le système politique alimente ce fatalisme (49 % des Français et 48 % des Européens). Ou, plus globalement, un désintérêt pour la politique et les élections en général (40 % en France, 43 % dans l’ensemble de l’UE). Deux chiffres à mettre sans doute en parallèle avec le taux de méconnaissance du rôle du Parlement européen et des 751 eurodéputés qui le composent aujourd'hui : 38 % des Français et 34 % des Européens.
Ce sondage a été réalisé en avril 2018 auprès de 27 601 citoyens originaires des 28 États membres (Royaume-uni inclus donc), dont 1042 Français.
E.S.

Édition du lundi 28 mai 2018 image
Journal Officiel

Journal Officiel du

Abonnez-vous
à la newsletter

Quotidien   Hebdomadaire
Rechercher par dossiers
Retrouvez tous les articles depuis 2002 classés par rubriques

Organisation, Gestion Communale

Finances et fiscalités locales

Territoires

Environnement, développement durable

Urbanisme, Habitat, Logement

Action sociale, Emploi, Santé

Education jeunesse

Culture, Sports et loisirs

Europe International

Etat, Administration centrale, Elections

Juridique

Rechercher par calendrier
Retrouvez une édition par date :
Maires de France