Édition du Lundi 30 novembre 2015


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Les chiffres de l'absentéisme dans la fonction publique

Le ministère de la Décentralisation et de la Fonction publique vient de rendre publique la première version de son rapport annuel sur l’état de la fonction publique. Ce très volumineux document (500 pages) permet annuellement de faire le point sur les grandes tendances dans la fonction publique en matière de ressources humaines, salaires, temps de travail, organisation, etc. Il contient en plus un certain nombre de dossiers thématiques dont un, cet année, fait un zoom sur l’absentéisme dans la fonction publique. Avec une fois encore des résultats qui battent en brèche les idées reçues : l’absentéisme n’est pas nettement plus prégnant dans la fonction publique par rapport au privé, voire : les agents publics s’arrêtent moins longtemps que les salariés du privé.
Les chiffres globaux d’absentéisme, entre public et privé, sont comparables : 28 % des salariés du secteur privé ont eu au moins un arrêt de travail l’année dernière, contre 33 % dans la fonction publique. 20% des agents publics ont eu deux arrêts, et 13 % trois arrêts. La proportion est inverse pour la durée des arrêts : 52 % des agents publics se sont arrêtés moins de 8 jours dans l’année, contre 46 % dans le privé.
Les femmes s’arrêtent plus que les hommes (entre 6 et 10 points de différences selon les secteurs), et plus longtemps. La chose est parfaitement naturelle puisque les absences pour raison de santé incluent les congés maternité. « Les grossesses expliquent la quasi-totalité des écarts hommes/femmes de durée d’absence pour raisons de santé avant 25 ans, et 37 % chez les 21-45 ans », souligne l’étude. Le reste s’explique par « la sous-représentation des femmes dans les métiers les mieux rémunérés ». Autrement dit, les femmes étant plus souvent employées à des travaux pénibles, elles sont davantage soumises à des risques professionnels pouvant engendrer des absences.
Cette influence du type d’emploi sur les arrêts maladie se retrouve logiquement lorsque l’on regarde de plus près la répartition des arrêts : 29 % des agents de catégorie A s’arrêtent au moins une fois dans l’année, contre 37 % des catégories C. Les durées d’arrêt sont également plus longues : les agents des catégories C sont nettement plus nombreux à s’arrêter que ceux les catégories A. « Les agents de la fonction publique les plus exposés à l’intensité du travail, c’est-à-dire figurant parmi le quart des salariés les plus exposés, ont 26 % de risques en plus d’avoir un arrêt maladie dans l’année que ceux qui ont un niveau d’exposition le plus faible, c’est- à-dire figurant parmi le quart des salariés les moins exposés. »
Il y a donc bien un « lien significatif » entre « les absences pour raisons de santé et les conditions de travail ». Les métiers de la fonction publique les plus touchés par l’absentéisme sont, selon l’étude, l’action sociale et l’entretien –deux catégories dans lesquelles les contraintes, qu’elles soient physiques ou psychologiques, sont en effet fortes.

Télécharger l’étude.
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