Édition du jeudi 18 mai 2006


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Rejets de pollutions industrielles dans l'eau et dans l'air: des progrès en Ile-de-France

La Direction régionale de l'industrie de la recherche et de l'environnement (DRIRE) Ile-de-France a fait réaliser 102 contrôles inopinés dans des établissements industriels de la région en 2005: 67 établissements ont été contrôlés sur leurs rejets dans l’eau et 35 établissements ont été contrôlés sur leurs rejets dans l'air. La DRIRE note, pour les rejets dans l’eau, des progrès par rapport à l’année précédente. Les valeurs limites d’émission en métaux lourds tels que le cuivre, le zinc et le nickel sont globalement bien respectées. Toutefois, on note encore trop de dépassements sur des paramètres comme la DCO (demande chimique en oxygène, qui révèle une pollution chimique) ou encore les MES (matières en suspension). Ces dépassements peuvent, lorsque l’établissement rejette directement ses effluents dans le milieu naturel, perturber l’écosystème des rivières. Lorsque l’établissement est relié à une station d’épuration, certains rejets peuvent nuire au fonctionnement de celle-ci. Le pourcentage de sites présentant des rejets conformes est en augmentation par rapport à l’année précédente, à taille d’échantillon sensiblement constante. En 2005, 29 sites (soit 43% des sites contrôlés) respectaient l’ensemble de leurs valeurs limites de rejet, contre 24 sites en 2004 (soit 36% du total contrôlé). La majorité des exploitants sanctionnés les années précédentes ont fait des efforts significatifs de mise en conformité de leurs rejets. Pour les rejets dans l’air, la DRIRE a ciblé les composés organiques volatiles (COV). La réduction des émissions de composés organiques volatils est l’une des priorités de la DRIRE Ile-de-France. Précurseurs de l’ozone, les COV sont également, pour certains d’entre eux comme le benzène, cancérigènes et nocifs pour la santé humaine. C’est pourquoi en 2005 les contrôles inopinés des émissions de COV ont concerné la moitié des établissements contrôlés. Les contrôles ont porté principalement sur de petits émetteurs, les gros émetteurs (> 30 t/an) étant déjà suivis depuis plusieurs années (suite aux demandes des préfets, et à des investissements de plusieurs dizaines de millions d’euros, les émissions des gros émetteurs ont baissé de 36% entre 2000 et 2004 en grande couronne). La DRIRE observe en 2005 une légère augmentation du pourcentage de sites présentant des rejets conformes pour l’ensemble des paramètres contrôlés (46% au lieu de 40%) et le même pourcentage de sites présentant des dépassements importants (28% des cas). Pour certains d’entre eux, on peut noter l’engagement de travaux importants qui devraient permettre soit de supprimer totalement les émissions par l’utilisation de produits différents, soit de les traiter efficacement. Les déclarations de rejets polluants dans l’eau et dans l’air des principaux établissements industriels français sont désormais accessibles au public sur le site internet du registre français des émissions polluantes (voir lien ci-dessous).<
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