Édition du vendredi 10 mars 2006


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L'incinération des ordures ménagères n'est plus la première source d'émissions de dioxines en Ile-de-France

Selon une étude réalisée par l'Observatoire régional de santé (ORS) et le Département environnement urbain et rural (DEUR) de l'Institut d'aménagement et d'urbanisme de la région Île-de-France (IAURIF), la pollution générée par les incinérateurs franciliens a nettement diminué au cours des dix dernières années. Excepté le mercure et le cadmium, les émissions sont insignifiantes pour les métaux pris dans leur totalité, de même que pour les émissions gazeuses et particulaires. Si l'incinération contribue encore de manière significative aux émissions de dioxines, elle n'en représente pas la source principale. En Ile-de-France, 66% des déchets ménagers (soit 3,8 millions de tonnes/an) sont incinérés dans 19 usines, contre 44% en moyenne en France. En 2000, l'incinération a émis en Île-de-France, 1.522 tonnes de dioxyde de soufre (SO2), soit un peu moins de 2% des émissions totales dans la région, 7.000 tonnes d'oxydes d'azote (NOx), soit un peu plus de 4% des émissions totales, et quelques 300 tonnes de particules. Les émissions totales dues à l'incinération pour le plomb, le chrome, le cuivre, le nickel, l'arsenic, le mercure et le cadmium totalisaient, en 2003, près de 8 tonnes, représentant 9% des émissions dans l'atmosphère de la totalité de ces métaux en Île-de-France, dont 40% des émissions de mercure et de cadmium. La pollution générée par les incinérateurs franciliens a cependant nettement diminué au cours des dix dernières années. Excepté le mercure et le cadmium, les émissions sont insignifiantes pour les métaux pris dans leur totalité, de même que pour les émissions gazeuses et particulaires. Si l'incinération contribue de manière significative aux émissions de dioxines, elle n'en représente pas la source principale. L'ampleur de l'exposition des Franciliens aux polluants émis par les incinérateurs dépend de nombreux facteurs. Il s'agit: - du type de polluant qui va entraîner une exposition soit directe (gaz et particules) soit indirecte (métaux et dioxines), - de l'ancienneté des incinérateurs, qui ont certainement contaminé les milieux de manière durable et entraîné une exposition sur le long terme des populations environnantes, - de la localisation de l'incinérateur. En effet, en milieu urbain, l'absence d'activité agricole et de jardin suggère une exposition par voie alimentaire nulle (en dehors de la consommation d'aliments contaminés venant de l'extérieur). L'exposition aux émissions atmosphériques sera donc essentiellement directe, par inhalation. Or, on a vu que la part de l'incinération est faible dans ce domaine. Mais les densités de population étant très élevées, le nombre d'individus potentiellement exposé sera important. En milieu rural, la situation est inverse. Le nombre de personnes potentiellement exposées est faible, mais la présence d'activités agricoles et de jardins indique une consommation de produits locaux, susceptibles d’être contaminés par des polluants tels les dioxines et les métaux lourds. Les cartes publiées dans l’étude traduisent l’évidence de la concentration des incinérateurs en zone agglomérée. En effet, plus de 6 millions de Franciliens, soit 56 % de la population, résident dans l’environnement proche d’un incinérateur. Pour télécharger l'étude sur le site de l'ORS, cliquer sur le lien ci-dessous (format PDF, 1,4 Mo).c=http://www
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