Édition du lundi 3 juillet 2006


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Eaux usées et déchets: l'effort porte sur l'investissement

Globalement, en 2004, la gestion des eaux usées et des déchets continue de représenter l'essentiel (68%) de l'effort financier des différents acteurs pour la protection de l'environnement. Depuis 2000, l'ensemble de la dépense a progressé moins vite qu'au cours des années 90 (+4% par an contre 6,5). Sa croissance se rapproche désormais de celle de l'économie nationale. Par ailleurs, les communes ou leurs groupements, responsables de l'organisation des services publics collectifs, ont réalisé 91% des investissements dans le domaine de l'assainissement et 80% dans celui des déchets municipaux. C’est ce qu’indique l'Institut français de l'environnement (IFEN) qui, dans son "4 pages" n° 111, évalue la dépense de protection de l'environnement en 2004, en particulier dans les domaines des eaux usées et des déchets. Il mesure ainsi l'effort financier que consacrent d'une part les ménages et de l'autre les entreprises à la réduction des dégradations à l'environnement. La recherche d'une meilleure prise en compte de l'environnement dans la gestion des pollutions entraîne une accélération des dépenses d'investissements des producteurs de service (+7,4% en moyenne annuelle depuis 2000). La réglementation, en devenant de plus en plus exigeante, joue à cet égard un rôle central. Parmi les dépenses des ménages, celles consacrées à l'assainissement des eaux usées et à la gestion des déchets ont fortement progressé depuis quinze ans: elles enregistrent une augmentation de 7,2% par an en valeur sur la période 1990-2004, contre 3,2% pour l'ensemble de leur consommation. Ces dépenses sont largement contraintes: 85% sont constituées du paiement pour les services publics collectifs auxquels ils ont accès. La composante assainissement de la facture d'eau d'une part, et le montant de la taxe ou redevance d'enlèvement des ordures ménagères d'autre part, ont progressé de plus de 8% par an en moyenne depuis 1990, alors que les volumes d'eau consommée ont peu évolué. Les entreprises semblent parvenir à mieux contenir ces dépenses qui n'ont progressé en moyenne que de 4,6% par an, en valeur, sur la même période. Leurs stratégies possibles sont plus diversifiées: prise en charge interne de la gestion de leurs pollutions ou recours à des services extérieurs de protection de l'environnement. La dépense est davantage liée à la quantité et à la nature des pollutions émises incitant ainsi à l'amélioration des processus de production et aux efforts de prévention, réduction ou valorisation. Pour lire le document de l'IFEN, voir lien ci-dessous.</
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