Édition du mardi 6 mai 2008


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De plus en plus de départements ont adopté un «Agenda 21»

Selon l’agence de notation extrafinancière BMJ Ratings, qui avait déjà sondé les grandes villes et les régions sur leurs pratiques et leurs stratégies en matière de gouvernance, de développement économique, d’aménagement du territoire, de cohésion sociale et d’environnement, «les départements sont de plus en nombreux à formaliser leur engagement dans une politique de développement durable, notamment par l’adoption d’un Agenda 21. A l’heure actuelle, 34 départements se sont engagés dans l’élaboration d’un tel programme. » Le mouvement, rapporte le quotidien les Echos (4/5) qui tire une synthèse de l’étude, est massif mais récent, constate BMJ Ratings -qui rappelle que les grandes villes ont adopté un Agenda 21 dès 2000, alors qu’en 2004, seuls 20 départements s’étaient engagés dans cette voie. Chaque département soutient des projets différents, mettant en relief un aspect ou un autre du développement. La gestion territoriale, le social, et la protection de l'environnement sont globalement bien traités, alors que l'énergie et la lutte contre les gaz à effet de serres sont rarement abordées. La Gironde et la Pas-de-Calais utilisent des contrats de développement durable afin de favoriser les projets intégrant des critères de développement durable. Le Finistère déploie un «Atlas cartographique», outil efficace d'aide à la décision. Il souhaite aussi un tarif unique de 2 euros pour développer les transports en communs. Selon BMJ Ratings, s'il lui reste des efforts à fournir, c'est tout de même le Finistère qui obtient les meilleures performances. L’élaboration d’un Agenda 21 n’est cependant pas le seul critère pris en compte par BMJ Ratings pour évaluer les performances «développement durable» des départements. Le Rhône, qui n’a pas d’Agenda 21, mène par ailleurs des actions qui intègrent les enjeux du développement durable. En fait, alors que les villes agissent et communiquent fortement sur le thème de l’environnement, les départements ont une approche plus équilibrée entre les trois piliers du développement durable que sont le social, l’économique et l’environnemental, constate l’étude. Dans le domaine social notamment, les Conseils généraux «font souvent du développement durable sans le savoir». Dotés en la matière de nombreuses compétences (gestion du RMI, aide aux personnes âgées ou handicapées, etc.), les départements s’efforcent par exemple de réduire les inégalités territoriales par la territorialisation des services départementaux de l’action sociale, qui passe par la création de structures locales permettant une plus grande proximité avec le public.</s
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