Édition du vendredi 1 juin 2007


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96% des eaux de baignade côtières et 89% des sites aménagés dans les rivières et les lacs dans les pays de l'Union sont sans danger sanitaire

La grande majorité des eaux de baignade dans l'Union européenne respectaient en 2006 les normes d'hygiène communautaires. 96% des eaux de baignade côtières et 89% des sites aménagés dans les rivières et les lacs dans les pays de l'Union hors Roumanie et Bulgarie étaient sans danger pour la santé. Si le taux est resté stable par rapport à 2005 pour les quelques 14.000 zones de baignade côtières enregistrées, il s'est amélioré de trois points pour les sites d'eau douce. David Grant Lawrence, responsable DG environnement à la Commission souhaiterait mettre en place un système de mises à jour des données en temps réel : «On espère à l'avenir pourvoir donner des détails plus à jour, c'est à dire que, via le WISE ou d'autres systèmes, le consommateur peut voir presque dans un temps réel quel est l'état des eaux de baignade. C'est un objectif que nous nous sommes fixés mais nous n'en sommes pas encore là. Pour le moment, on est obligé de se fier aux chiffres de l'année précédente.» Pour les zones de baignade côtières, la proportion de sites présentant des valeurs conformes aux normes impératives demeure constante (96,1 %). Le nombre de zones côtières conformes aux valeurs guides plus strictes mais non contraignantes de la directive a diminué, passant de 89,1 % en 2005 à 88,4%. Les résultats enregistrés pour les eaux intérieures montrent que celles-ci ont comblé quelque peu le retard constaté en 2005. En 2006, le taux d'observation des normes impératives se montait à 88,6 %, contre 85,7 % en 2005. Le taux d’observation des valeurs guides a légèrement augmenté, passant de 63,1 % en 2005 à 63,8 % en 2006. Les résultats positifs sont essentiellement attribuables à un meilleur échantillonnage. En 2006, les États membres ont rayé de la liste nationale des zones soumises aux normes de la directive 88 sites côtiers et 166 zones de baignade en eaux intérieures. La Commission craint que la radiation de certains sites de baignade ne masque des problèmes de pollution et n’améliore artificiellement les résultats sans traiter le problème à la source. La Commission a engagé des procédures d'infraction à l'encontre de 11 États membres pour le «déclassement» de sites de baignade. Les États membres de l’UE-15 continuent d’enregistrer des taux d’observation plus élevés que ceux des nouveaux États membres. En 2006, cependant, ce taux a légèrement diminué, dans les «anciens» États membres, tandis qu’il a progressé d’environ 25 points de pourcentage dans les nouveaux États membres. Deux ans après l’élargissement, le taux d’observation des valeurs impératives s’élève à 94,9 % pour les eaux côtières et à 81,2 % pour les zones de baignade en eaux intérieures dans les nouveaux États membres, contre 96,2 % et 90 % dans les anciens États membres. La Commission européenne reste cependant préoccupée par l'attitude de certains pays qui, au lieu d'améliorer la qualité des sites à pollution chronique, préfèrent les retirer de leur liste officielle. Ainsi ces sites radiés échappent au contrôle sanitaire. Des procédures d'infraction ont été ouvertes contre 11 Etats membres, dont la France, l'Espagne, l'Allemagne et l'Italie, soupçonnés d'avoir recours à ces pratiques.c=http:
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