Édition du jeudi 13 avril 2017


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Une étude unique en son genre sur la pollution lumineuse en milieu protégé

L’ANPCEN (Association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturnes) vient de publier les résultats d’une étude originale qu’elle a menée sur l’île de Porquerolles, dans le Var, en partenariat avec le Parc national de Port-Cros.
Cette étude a consisté à mesurer à la fois la pollution lumineuse dont la source est sur l’île que celle venant du continent. Le contexte de l’île est très particulier, puisque les sources de lumière y sont concentrées sur 3% de la surface de l’île ; l’île est également impactée par les sources lumineuses venues du continent (à environ 4 km pour la presqu’île de Giens et une dizaine de km pour le fort de Brégançon).
L’ANPCEN a effectué, à différents moments de la nuit et aussi bien en haute qu’en basse saison, quelque 200 000 mesures sur 35 emplacements différents. Elle a ainsi pu dresser une « cartographie de la qualité de la nuit ». Parmi les enseignements tirés de cette étude, on retiendra que les lumières du littoral, pourtant distant de plusieurs kilomètres, « contribuent à la pollution lumineuse sur l’île entre 25 % et 75 % », suivant le site mesuré. Les lumières du port de Porquerolles contribuent « pour 25 à 30 % de la pollution lumineuse » constatée sur l’île, y compris les lumières des bateaux au mouillage. En revanche, « l’extinction et la réduction de puissance des éclairages publics et privés sur le continent permettent d’améliorer la qualité de la nuit sur l’île ».
Les graphiques publiés par l’association montre l’efficacité, en matière de lutte contre la pollution lumineuse, de la décision du gouvernement de faire éteindre les façades, vitrines, éclairage des monuments, à 1 h du matin : même sur une île située à distance du continent, la pollution lumineuse baisse de façon significative à partir d’une heure du matin.
L’association tire de cette étude spécifique un certain nombre de conclusions générales – c’était son objectif. Il ne s’agit pas forcément, écrit-elle, d’éclairer moins, mais « d’éclairer mieux », de « repenser la lumière nocturne de façon à concilier les besoins des hommes en matière de sécurité, d’esthétique et de santé, et ceux de la nature ». Si l’association milite pour une maîtrise de l’éclairage nocturne, y compris par une « diminution de la puissance installée », elle conclut de son étude qu’une simple « meilleure orientation » des points lumineux permettrait par exemple, dans le cas de Porsquerolles, « une amélioration de la qualité de la nuit sur 54 % de la surface de l’île ».

Accéder à l’étude.
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