Édition du vendredi 12 janvier 2007


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Un tiers des maires hésite à se représenter en 2008, selon un sondage

Un maire sur trois hésite à se représenter en 2008, à cause de son âge, mais aussi de la complexité de la tâche et de son caractère chronophage. C’est ce que montre un sondage Ipsos-«Courrier des Maires» (1). Les maires considèrent que la fonction est de plus en plus difficile à exercer, eu égard aux réglementations et aux normes, et à la disponibilité demandée. A 15 mois des élections municipales, un maire sur deux (49%) «a l'intention» de solliciter un nouveau mandat lors des prochaines élections municipales, mais seulement un sur quatre (24%) «est certain» de le faire. A l'inverse, un maire sur trois (32%) ne pense pas se représenter, dont 22% qui en sont certains. Dans le détail, on constate que le souhait de se représenter augmente avec la taille de la ville dirigée: 48% dans les petites communes, 57% dans celles de taille moyenne, et jusqu'à 78% chez les maires de grandes villes. La quasi-totalité des maires (89%) a le sentiment qu'il est plus difficile d'exercer la fonction de maire aujourd'hui qu'il y a quelques années; 69% en sont même « tout à fait » convaincus. Ces résultats sont comparables à ceux enregistrés en 2002: le malaise ne diminue pas. A noter que 94% des maires qui en sont à leur «quatrième mandat et plus» sont de cet avis. Comme en 2002, la principale difficulté ressentie est «la complexité des réglementations et des normes françaises et européennes» (46% de citations). La deuxième raison évoquée, particulièrement chez les nouveaux maires et ceux des petites communes, est «la disponibilité croissante qui leur est demandée» (37%, en hausse de 4 points). Dans les grandes villes, on regrette davantage «l'attitude consumériste des citoyens par rapport aux services municipaux». Un peu moins citées quoi que tout de même par un maire sur quatre, «la responsabilité pénale des maires» (25%) ou «le manque de moyens financiers et humains» (24%) complètent ce tableau des difficultés. Chez les maires des petites communes qui n'ont pas été découragés, et qui souhaitent se représenter, se pose alors le problème de «trouver suffisamment de candidats compétents pour constituer leur liste» (59% d'entre eux évoquent cette difficulté). La chose peut ne pas s'avérer simple, puisque dans le même temps le nombre de Français prêts à se porter candidats tend à diminuer. La constitution de la liste électorale ne concerne guère les maires de communes de plus de 10.000 habitants (seulement 17% de citations). Leur principal souci est en revanche d'expliquer aux sortants du conseil municipal qu'ils ne pourront pas les reprendre (43%), certainement en vue de «rajeunir la liste» (34%). Notons enfin que la parité ne constitue pas une difficulté majeure mais reste une préoccupation dans les petites communes, y compris celles qui ne sont pas soumises à la loi. La difficulté à «trouver suffisamment de femmes pour assurer la parité sur sa liste» est ainsi mentionnée par 29% des maires de communes de 2.000 à 10.000 habitants et 26% des maires de communes de moins de 2.000 habitants, même si la loi ne s'applique pas à ces dernières. (1) Sondage Ipsos, réalisé par téléphone du 9 au 19 octobre 2006 sur un échantillon représentatif de 405 maires constitué d'après la méthode des quotas (taille de commune, couleur politique et région). Les maires des grandes communes ont été surreprésentés de manière à disposer d'effectifs suffisants pour l'analyse.</scr
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