Édition du jeudi 21 février 2008


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Pas d'élections municipales dans une centaine de communes nivernaises pour protester contre la fermeture de la maternité du canton

Une centaine de maires de communes de la Nièvre ont décidé qu'ils n'organiseraient pas les élections municipales pour protester contre la fermeture prochaine de la maternité de Clamecy. «C'est une décision historique qui met l'Etat devant ses responsabilités», estime le député de la Nièvre, Christian Paul, adjoint au maire de Lormes. La maternité de Clamecy a procédé à 214 accouchements en 2007 mais elle concerne, selon Christian Paul, «33.000 usagers répartis dans plus de 140 communes». Elle doit fermer le 31 mars, conformément à un rapport de l'Agence régionale de l'hospitalisation (ARH) qui évoque des raisons budgétaire et de sécurité. «La fermeture de cette maternité, c'est la mort d'un territoire», explique Robert Méry, le président de l'Association des usagers des réseaux de santé du haut-nivernais, qui se dit satisfait de la décision de boycott. Déjà, la semaine dernière, en signe de protestation, les élus avaient pris des arrêtés pour «interdire aux femmes de procréer et d'accoucher» dans leurs commune, recommandant «en cas d'infraction de s'adresser à l'ARH». «Face à la position irresponsable de l'ARH, nous avons voulu répondre par ces arrêtés un peu ubuesques à l'inquiétude de nos populations», avait alors expliqué, Jean-Louis Labeau, maire et conseiller général de Chevroches (Nièvre). « Si dans certaines communes les élections n'étaient pas organisées, nous mettrons en place une délégation spéciale de façon à nous substituer au maire pour l'organisation de ces élections», a déclaré le préfet Gilbert Payet à France 3 Bourgogne le 19 février. Qualifiant de «faute» la non organisation du scrutin, il a évoqué «des sanctions prévues allant de la suspension à la révocation» des élus. Il a rappelé qu’en «tant qu'agent de l'Etat (le maire) est soumis à l'autorité hiérarchique du préfet (et) nous allons tout faire pour donner les instructions nécessaires et le cas échéant (les) mettre en demeure d'organiser les élections». «Il faut savoir, a-t-il ajouté, si on veut se mettre autour de la table et discuter de l'avenir de l'hôpital de Clamecy (et de sa maternité) où si on joue la politique de la terre brûlée.»
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