Édition du Wednesday 3 décembre 2008


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Service d'accueil des élèves: les maires de grandes villes de France demandent à être consultés et qu'un comité de suivi et d'évaluation de la loi «soit rapidement mis en place»

L'Association des maires de grandes villes de France (AMGVF) a réagi hier (2 décembre 2008) aux propos du président de la République, jeudi dernier dans le cadre du congrès de l’AMF, sur la question du service minimum d’accueil des élèves mis en place en cas de grève des enseignants. Le chef de l’Etat avait indiqué qu’«on ne peut pas demander la même obligation au maire d'un secteur rural qui n'a pas un seul employé titulaire du BAFA [brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur] qu'au maire de la capitale de la France, ou d’une grande ville de 1 ou 2 millions d’habitants. (…) On ne peut pas traiter ces deux élus de la même façon», avait-t-il insisté. Lundi, dans une tribune publiée par le Monde, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, avait indiqué que «laisser croire qu'il suffirait, dans les grandes villes, de faire appel à n'importe quel adulte volontaire ou à des parents d'élèves pour prendre en charge quinze enfants pendant une journée entière relève de la démagogie ou de l'irresponsabilité». A son tour, l’AMGVF «déplore» les propos du président de la République. Michel Destot, président de l’association, député-maire de Grenoble, «refuse que les maires de grandes villes soient accusés d’utiliser les difficultés de mise en œuvre du droit d’accueil pour en faire un acte militant. Il regrette vivement que le chef de l’Etat ait tenté d’opposer les maires des communes rurales, qui selon lui seraient de bonne foi, aux maires des grandes villes, politisés et sectaires.» «N’en déplaise au président de la République, estime Michel Destot, les maires des grandes villes peinent à mobiliser dans un délai de 48h, en cas de grève des enseignants, des personnels qualifiés qui se comptent en milliers, pour assurer la sécurité des enfants», précise t-il. Il récuse l’idée selon laquelle les maires des grandes villes pourraient faire appel à des volontaires, au-delà de l’effectif municipal, pour assurer l’accueil des enfants. «La sécurité des élèves impose des normes et l’intervention de personnels formés aux métiers éducatifs», précise t-il. Alors que se tenait hier, au ministère de l’Education, une réunion avec l’Association des maires de France – voir nos autres informations de ce jour - «afin de parvenir à un assouplissement du dispositif pour les petites communes», selon l’AMGVF, Michel Destot «demande qu’une consultation s’engage sans délai avec les maires des grandes villes et qu’un comité de suivi et d’évaluation de la loi soit rapidement mis en place.» Le président de l’AMGVF conclut: «Nous ne souhaitons pas remettre en cause le respect de la loi. Nous voulons être entendus sur les conditions d’application du droit d’accueil qui ne sont, en l’état, absolument pas réalisables dans nos villes.» - Pour lire le communiqué de l'AMGVF, voir premier lien ci-dessous. - Pour télécharger le discours de Nicolas Sarkozy prononcé lors du Congrès de l'AMF (PDF, 116 Ko), voir deuxième lien ci-dessous (voir p. 9 le passage concernant le SMA).
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