Édition du mardi 5 mars 2019


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Sept départements d'Île-de-France souhaitent entrer au capital d'Aéroports de Paris

Sept départements d’Ile-de-France (l’Essonne, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis, la Seine-et-Marne, le Val-de-Marne, le Val-d’Oise et les Yvelines) sont candidats pour entrer au capital du gestionnaire des aéroports parisiens ADP, qui fait l’objet d’un projet de privatisation, selon le quotidien économique Les Échos.
Ces départements « sont devenus des candidats déclarés à une entrée au capital d’ADP, avec le français Ardian, le plus gros fonds européen d’infrastructures », écrit le journal. Ardian, une ancienne filiale d’Axa qui a pris son indépendance en 2013, a des participations dans de nombreuses infrastructures en Europe – aéroports, réseaux de gaz et d’électricité, autoroutes…
Les départements proposent de racheter 29,9 % des parts d’ADP sur les 50,6 % que possède l’État. Ils pourraient avoir à débourser pour cela quelque 3 milliards d’euros, « sans hausse de dettes ni d’impôts ». À l’issue de l’opération, l’État conserverait 5% du capital d’ADP. Rappelons que les aéroports franciliens gérés par ADP sont, à ce jour, les seuls grands aéroports du pays dans lesquels les collectivités territoriales n’ont aucune participation.
Selon Les Échos, c’est la récente entrée dans le capital de l’État néerlandais dans le groupe Air France-KLM qui aurait incité les départements franciliens à entrer dans les négociations. « Cette prise de participation démontre à quel point il est difficile d’anticiper les évolutions futures de l’actionnariat d’une société cotée. Elle conforte notre volonté d’être au capital d’Aéroports de Paris pour une part significative afin de pouvoir, en toutes circonstances, peser sur les décisions en interne », déclarent au journal Katayoune Panahi et Yves Cabana, responsables des services des Hauts-de-Seine et des Yvelines. Les départements concernés disent vouloir éviter qu’ADP tombe entre les mains « d’opérateurs purement privés » qui chercheraient davantage « le rendement financier que l’aménagement des territoires environnants ».
Selon le quotidien économique, l’opération aurait aussi un enjeu financier : les deux départements les plus riches d’Île-de-France, les Hauts-de-Seine et les Yvelines, disposeraient de « plusieurs centaines de millions d’euros » de trésorerie que, comme toutes les collectivités, elles ne peuvent pas placer mais sont obligées de confier au Trésor, « qui les place en obligations d’État peu ou pas rémunérées ». Investir dans ADP serait une opération financièrement plus intéressante.
F.L. (avec AFP)
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