Édition du lundi 17 mars 2008


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La gauche devrait diriger quelque 60 conseils généraux contre 51 aujourd'hui

La tendance avait été donnée au soir du premier tour. Elle s'est confirmée dimanche soir. La progression de la gauche dans les assemblées départementales se poursuit cette année, dans la lignée des cantonales de 1998, 2001 et 2004. Selon le ministère de l'Intérieur, les résultats du second tour des cantonales pour la France entière donnaient une importante avance à la gauche, avec 51,2% des suffrages exprimés contre 44,3% à la droite, le MoDem recueillant 3,1% et le FN 0,17%. Fort de ce score, le Parti socialiste et ses alliés pouvaient compter en milieu de soirée sur la conquête d'au moins neuf départements. La victoire était quasiment assurée en Corrèze le soir du premier tour, elle a été confirmée dimanche soir. François Hollande a réussi son pari et fait basculer à gauche ce département qui faisait encore figure de fief chiraquien. Le premier secrétaire du Parti socialiste devrait être élu cette semaine président du conseil général où siège l'épouse de l'ancien chef d'État, Bernadette Chirac. Autre victoire symbolique, le conseil général des Deux-Sèvres, présidé par le député UMP Jean-Marie Morisset, a également basculé. Cette conquête s'inscrit dans la forte poussée de la gauche en Poitou-Charentes, autrefois fief de Jean-Pierre Raffarin et devenu l'ancrage local de Ségolène Royal depuis qu'elle a succédé à l'ancien premier ministre à la présidence de l'assemblée régionale. La Vienne, autre cible du PS, reste à droite même si elle y perd deux sièges. Le département de la Somme, présidé par le sénateur du Nouveau Centre Daniel Dubois, passe en revanche à gauche avec le gain d'au moins quatre sièges pour le PS et ses alliés. Malgré la perte d'Agen, le Lot-et-Garonne passe lui aussi à gauche. Tout comme l'Allier, qui revient au PC . Le Parti socialiste enregistre également une forte poussée dans les Pyrénées-Atlantiques, où la gauche passe de 22 à 28 sièges et arrache ainsi la majorité. Autre surprise, le conseil général de l'Ain, présidé par l'UMP Charles de la Verpillière, cède lui aussi devant la vague rose. Autre victoire d'importance, le département francilien du Val-d'Oise bascule également à gauche. En Côte-d'Or, droite et gauche sont à égalité avec 21 conseillers généraux de chaque côté. C'est le quarante-troisième conseiller, élu du MoDem, qui arbitrera l'élection du président du conseil. De la poignée de départements que l'UMP et ses alliés jugeaient comme prenables il y a dix jours encore, ni la Seine-et-Marne ni le Cher ne basculent à droite. Avec la conquête d'au moins neuf départements, la gauche poursuit donc sa progression entamée il y a dix ans. En 1998, douze départements basculaient à gauche. En 2001, six encore. Et en 2004, le PS et ses alliés décrochaient onze conseils généraux de plus en même temps qu'ils se retrouvaient à la tête de 20 des 22 régions. En dix ans, malgré quelques conquêtes, la droite est passée ainsi de 77 conseils généraux à 50 et a perdu le contrôle de l'Assemblée des départements de France (ADF).
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