Édition du mardi 4 février 2003


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Le maire de Vitry-sur-Seine critique l'institution d'une zone franche sur sa commune

Le maire de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) Alain Audoubert (PCF) s'est déclaré "surpris", lundi, de la façon dont le ministre délégué à la Ville, Jean-Louis Borloo, a décidé et annoncé la création d'une zone franche urbaine (ZFU) sur une partie de Vitry, commune de près de 80 000 habitants au sud de Paris. "J'apprends par la presse qu'une zone franche est créée dans notre commune (...) La méthode du ministre surprend, aucune concertation, aucun appel à projet, aucune information à la collectivité locale", s'est étonné le maire dans un communiqué. La zone a été "tracée de manière si restrictive qu'aucun espace nouveau pour accueillir de petites entreprises n'est inclus dans le périmètre et l'impact en termes de création d'emplois risque d'être très limité. L'expérience des zones franches a d'ailleurs, semble-t-il, dans d'autres villes, des résultats très mitigés", a ajouté M. Audoubert. Nous nous efforcerons que la ville en tire le plus d'avantages pour l'emploi, notamment des jeunes, l'activité économique, la vie sociale en général", a néanmoins déclaré le maire de Vitry. Pour renforcer la revitalisation économique des quartiers, axe complémentaire du programme de restructuration urbaine et de l’habitat engagé il y a quelques mois, le gouvernement a retenu un dispositif de 41 nouvelles zones franches urbaines. Le choix des quartiers éligibles a été effectué sur la base des critères fixés par le pacte de relance pour la ville pour les premières zones franches en 1996. Ce sont des quartiers de plus de 10 000 habitants définis en fonction du taux de chômage, de la proportion des jeunes de moins de 25 ans, du taux de non-diplômés et du potentiel fiscal de la commune. Le bilan des 44 premières zones franches urbaines, instituées sur le fondement de la loi du 14 novembre 1995, est jugé «très positif» par le gouvernement qui rappelle qu’entre 1997 et 2001 le nombre des entreprises installées dans les quartiers concernés est passé de 10 000 à plus de 20 000. Le nombre des emplois y est passé de 25 000 à plus de 75 000 ; il s’agit de contrats à durée indéterminée à hauteur de 80% qui bénéficient dans une proportion de 25 à 35%, selon les cas, aux habitants des quartiers relevant de la politique de la ville. <s
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