Édition du jeudi 17 février 2005


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La hausse des investissements des collectivités locales, cumulée en 2003, 2004 et 2005, atteint en valeur plus de 25 %, selon Dexia Crédit local

Fort accroissement de l’investissement local, développement des compétences des collectivités locales et accentuation de la pression fiscale : tels sont, selon Philippe Valletoux, vice-président de Dexia Crédit local, les trois points forts qui caractérisent la conjoncture des finances locales en 2004 et 2005. Selon la note de conjoncture « Finances locales en France » présentée hier, la hausse des investissements des collectivités locales, cumulée en 2003, 2004 et 2005, atteint en valeur plus de 25 %. Ce qui s’explique, indique Dexia Crédit local, par la conjonction de plusieurs phénomènes : -les nouveaux besoins dans les domaines de l’environnement (eau, assainissement et élimination des déchets) et des transports collectifs (transports régionaux, transports en commun en site propre) ; -la phase dynamique du cycle communal d’investissement ; -la forte hausse de la construction de logements qui génère des travaux d’accompagnement de la part des communes ; -le niveau élevé des prix dans le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP). « Ceci confirme le rôle de premier investisseur public tenu en France par les collectivités locales avec près de 45 milliards d’euros en 2005 (126 milliards en trois ans) et leur place particulière au sein de notre économie à l’heure où l’investissement des entreprises reste encore atone », estime Philippe Valletoux. Ce dynamisme de l’investissement local se traduit par « une hausse, somme toute, mesurée de la dette des collectivités locales (104,6 milliards d’euros fin 2005, soit + 4,5 milliards en trois ans). » Parallèlement, la conjoncture du secteur local en 2004 et 2005 est également marquée par le développement du champ des compétences des départements et des régions. Les départements assurent depuis le 1er janvier 2004 la gestion de l’ensemble du dispositif RMI (actions d’insertion et allocations) et voient, en 2005, leur rôle s’accroître en matière d’aide aux handicapés. En outre en 2005, les premiers transferts de compétences nés de la loi relative aux libertés et responsabilités locales se mettent en place dans les départements et les régions : formation des travailleurs sociaux et des professions paramédicales, fonds social pour le logement, etc. Cette extension en deux ans de leurs compétences - d’un coût de l’ordre de 7 milliards d’euros - contribue à porter les budgets de fonctionnement de l’ensemble des collectivités locales à 124 milliards d’euros en 2005 contre 107 milliards d’euros en 2003. Enfin, 2005, année post-électorale dans les départements et les régions, se caractérise par une hausse plus accentuée de la pression fiscale sur les impôts locaux (taxe d’habitation, taxes foncières, taxe professionnelle). « Cette évolution est très différenciée d’un niveau de collectivité locale à l’autre : + 0,8 % sur les taux pour les communes et communautés, + 3,7 % pour les départements et + 20 % pour les régions ; elle se traduit in fine par une hausse globale des taux d’imposition, toutes taxes et toutes collectivités locales confondues, de 2,8% en 2005, sensiblement plus élevée qu’en 2004 (+ 1,2%) »), a conclu Philippe Valletoux. s
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