Maire-info
Le quotidien d’information des élus locaux

Édition du jeudi 16 juin 2011
Conjoncture

En 2010, la valeur ajoutée de l'ensemble des branches dans l'économie française a augmenté de 2% en valeur après une contraction de 1,8% en 2009

La publication par l’Insee des fiches thématiques décrivant et analysant la situation de l'économie française en 2010 (1) nous apprend que «la valeur ajoutée (VA) de l’ensemble des branches dans l’économie s’établit à 1.738 milliards d’euros en 2010. Elle augmente de +2,0% en valeur après une contraction de -1,8% en 2009, et corrigée de la hausse des prix, la VA progresse de +1,3% en volume (après -2,4% en 2009)». Cette croissance, qui selon l’Insee «est néanmoins restée en deçà du rythme observé avant la crise économique de 2008-2009, de l’ordre de +2,3% par an entre 2004 et 2007» constitue, d’un point de vue d’ensemble, une bonne nouvelle pour les collectivités territoriales du fait de la réforme de la taxe professionnelle et de la création de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises. Toutefois, selon les branches, les évolutions sont assez disparates. «Les services principalement marchands ont également porté la reprise en 2010. Leur VA a progressé de 1,9% en volume, après une baisse de 2,2% en 2009. En particulier, les VA des activités de transport et de commerce ont augmenté respectivement de 5,4% et de 3,3%. L’activité des services aux entreprises est également repartie à la hausse (+2,3%, après -5,3% en 2009)». À l’inverse, «celle des services aux ménages a ralenti (+0,1% après +2,1%), notamment dans les associations» et dans «l’hébergement et la restauration, la VA a reculé (0,8%), mais de façon moins marquée qu’en 2009 (-2,9%)». De même, «la VA des services financiers s’est repliée en 2010 (-2,3% après +5,2%). En revanche, sur le front de l’emploi (paramètre qui est retenu pour la répartition territoriale de la CVAE), si «l’emploi dans l’ensemble de l’économie a légèrement progressé (+44.000 personnes physiques), après le recul historique de 313 000 emplois lors de la crise de 2009», la publication souligne que «l’emploi salarié est resté convalescent» et qu’il «a été quasi stable, après avoir diminué de 375.000 emplois en 2009». La croissance globale de l’emploi résulte de «l’emploi non salarié» qui a «progressé de 22.000 équivalent-temps plein (EQTP), en 2010, soit +0,8% contre +0,5% l’année précédente». Il convient aussi de souligner que «le repli de l’emploi a encore touché en 2010 les branches industrielles (-3,4%), l’agriculture (-1,4%) et la construction (-1,3%)». En outre, dans la plupart des branches industrielles, «le repli de l’emploi est resté fort ou s’est accentué entre 2009 et 2010. En particulier, les pertes d’emplois sont restées substantielles dans les branches de fabrication d’autres produits industriels (industries textile, du bois, de la pharmacie ou encore de la métallurgie), qui représentent plus de la moitié de l’emploi industriel: l’emploi s’y est contracté de 4,3% en 2010 après -5,0% en 2009». (1) L'économie française - Comptes et dossiers, Insee Références, édition 2011 (notamment fiches 6 et 1). Pour télécharger l’ensemble des fiches (PDF, 613 Ko), utiliser le lien ci-dessous.

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