Maire-info
Le quotidien d’information des élus locaux
Édition du vendredi 24 mai 2002
Aménagement

Stabilité des travaux publics en 2002 grâce à l'essor de la commande des collectivités locales

Selon l’état des lieux semestriel de la Direction des affaires économiques et internationales (DAEI) du ministère de l'Equipement, le scénario de stabilisation de l'activité de construction en France est confirmé pour l'année 2002. Après deux années de «très forte croissance», le BTP a connu une hausse d'activité de 1,9% en 2001, à 120 milliards d'euros (787 milliards de francs), selon les chiffres définitifs du ministère de l'Equipement. Notamment grâce à la construction neuve non résidentielle, avec une augmentation générale des prix de 4,1%. Les travaux publics ont, eux, bénéficié d'une hausse d'activité de 2,6%, à 26,5 milliards d'euros (174 milliards de francs), grâce à l'essor de la commande des collectivités locales. Dans un contexte économique «moins porteur» compte tenu du ralentissement de la croissance et de la remontée du chômage, l'année 2002 devrait connaître «un léger retrait», compris globalement entre 0,5 et 1,4%. S'agissant du secteur du bâtiment, la DAEI s'attend à un recul de 0,4 à 1,3%. Une tendance néanmoins «limitée», étant donné le niveau des permis de construire et des mises en chantier enregistrés l'an dernier. «L'évolution serait positive sur le segment du logement collectif, qui bénéficie des effets du plan de relance du logement social intervenu en mars 2001, tandis que l'activité liée à la maison individuelle s'inscrirait en repli», calcule-t-on au ministère. Par ailleurs, le nombre de mises en chantier devrait une nouvelle fois dépasser 300 000 unités (pour la quatrième année consécutive) et pourrait même atteindre le chiffre de 303 000 en hypothèse haute. Sur le marché non résidentiel, l'activité devrait se stabiliser à un niveau élevé. Dans les travaux publics, l'activité devrait baisser dans une fourchette de 0,9 à 1,8%. Selon la DAEI, la commande publique devrait être entraînée à la baisse (-1,8 à -1,2%) du fait de la réduction cyclique de l'investissement des collectivités locales, et en particulier des communes, dans un contexte post-électoral défavorable pour ces dernières à l'investissement. «Les sociétés autoroutières verraient également leur commande globale diminuer de 8,6%, malgré la hausse de leurs dépenses d'entretien», prévoit le ministère. En compensation de ces diminutions, la DAEI cite le démarrage des chantiers du TGV Est et de Port 2000, au Havre, ainsi que la croissance des dépenses en taxe professionnelle des entreprises nationales (+5%) et de l'Etat (+4,4%). Quant à l'investissement privé, il devrait se maintenir (entre -1,6 et -0,1%) grâce aux grands chantiers sur financement privé, à commencer bien sûr par le viaduc de Millau avec Eiffage et par le premier tunnel de l'autoroute A86 Ouest avec Cofiroute. c=http://www.clsiduser.c

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