Édition du jeudi 17 avril 2003


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Les archéologues craignent une remise en cause du service public de protection du patrimoine

Les archéologues du Languedoc-Roussillon ont lancé mardi un mouvement de grève illimité afin de bloquer les chantiers pour protester contre certains projets de modification de la loi de 2001 sur l’archéologie préventive, qui, selon eux, aboutiraient à l'ouverture au privé du marché des fouilles préventives. De fait, lors d’une réunion, le 2 avril dernier, de la Mission d'évaluation et de contrôle (MEC) de l’Assemblée nationale, consacrée à un premier examen des « orientations sur les services archéologiques », plusieurs députés, membres de la Mission, ont évoqué cette possibilité, après une communication du député de la Meurthe-et-Moselle Laurent Hénart. Le président de la Commission des finances, Pierre Méhaignerie, a ainsi résumé les orientations qu’il retenait, « décentralisation et ouverture large à la concurrence, régulation de l'offre par la limitation des moyens ; opposition à la création d'une taxe nouvelle, notamment à toute taxe assise sur le permis de construire ; anticipation des diagnostics et raccourcissement des délais. » Pour leur part, la soixantaine d’archéologues de l'Institut national pour la recherche en archéologie préventive (INRAP), qui couvre tout l'arc méditerranéen (Languedoc-Roussillon, PACA et Corse) ont, lors d'une assemblée générale, décidé d'occuper à Nîmes le siège interrégional de l’Institut. Une dizaine d'archéologues doivent se relayer pour organiser des piquets de grève à l'intérieur des locaux. Ils estiment que l'impact de leur action devrait se ressentir d'ici une à deux semaines et progressivement empêcher les signatures de conventions avec les aménageurs, ce qui aura pour effet de bloquer les chantiers. Lesquels concernent la construction de routes, de voies ferrées, de parkings ou encore de lotissements. Selon les manifestants, l'ouverture des fouilles préventives aux sociétés privées est une "atteinte à la mission de service public des archéologues". Les archéologues dénoncent également la baisse des moyens accordés à leurs ministères de tutelle (Culture et Recherche).
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