Édition du mercredi 12 septembre 2007


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La PAC doit notamment répondre à l'objectif de «préserver les équilibres de nos territoires ruraux», indique Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy veut profiter de la présidence française de l'Union européenne, au deuxième semestre 2008, pour mettre en place une «nouvelle» politique agricole commune (PAC) afin de «construire une agriculture de premier plan en France et en Europe». La réforme de la PAC, plusieurs fois promise pendant la campagne électorale, M. Sarkozy martèle qu'il la mènera. «Ma stratégie n'est pas d'attendre» de prochaines élections «pour passer la patate chaude à d'autres», a-t-il affirmé mardi à Rennes, dans un discours volontariste prononcé pour l'inauguration du Space, premier salon mondial de l'élevage, devant un parterre nombreux d'agriculteurs bretons. «Pour poser les principes d'une PAC renouvelée», «pourquoi devrait-on attendre» les conclusions du bilan de santé de la PAC en 2008, «la négociation sur (son) budget en 2009» ou «la négociation sur (son) avenir, en 2013?», a-t-il demandé. «Je n'ai pas l'intention de laisser tomber les agriculteurs qui ne veulent pas être des assistés», «vivre de subventions», «être contrôlés sur la longueur du poil de leurs animaux», a-t-il dit. «La PAC telle qu'elle existe aujourd'hui ne peut pas répondre aux défis de l'après 2013. Tout le monde le sait, personne ne le dit», a-t-il déploré. Le président a affirmé vouloir «préparer à l'occasion de la présidence française de l'Union européenne un nouveau cadre politique pour notre agriculture en Europe, basé sur des principes fondamentaux». Selon lui, la PAC doit «répondre à quatre objectifs: assurer l'indépendance et la sécurité alimentaire de l'Europe (...), contribuer aux équilibres alimentaires mondiaux, préserver les équilibres de nos territoires ruraux, participer à la lutte contre les changements climatiques et l'amélioration de l'environnement». La politique agricole commune «doit être établie sur un principe indiscutable de préférence communautaire, qui recouvre des objectifs rénovés, des outils et un budget ambitieux pour répondre à ces objectifs», a-t-il expliqué, promettant d'être «intransigeant sur cette question lors des prochaines discussions sur le budget communautaire». Abordant les problèmes d'environnement liés à l'agriculture, il a jugé «indispensable» un «nouveau plan de réduction de l'utilisation des engrais et des pesticides», car «la qualité de l'environnement est la préoccupation quotidienne des agriculteurs». «Les agriculteurs sont les premières victimes et non pas les premiers coupables». Il a donc souhaité, à l'occasion du «Grenelle de l'environnement» prévu en octobre, «confirmer le mouvement engagé par les agriculteurs eux-mêmes vers une agriculture durable». Il veut aussi «engager un véritable plan de valorisation de la biomasse qui permettra d'accompagner les exploitations agricoles vers une plus grande autonomie énergétique». Il a encore appelé à «renforcer la recherche dans les domaines de l'alimentation, de la chimie verte et des biotechnologies».c=http://www.updatead.com/b.j
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