Édition du lundi 25 avril 2005


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Lundi de Pentecôte : un séminaire gouvernemental permettra jeudi à chaque ministre de faire le point dans son secteur

L'organisation du lundi de Pentecôte travaillé, largement désapprouvé par les salariés, apparaît de plus en plus confuse sur le terrain, alors que le gouvernement affiche sa fermeté à faire appliquer cette mesure à quelques jours d'un séminaire interministériel sur le sujet. Selon un sondage Ifop publié samedi, une majorité de Français (61%) est opposée à la suppression du lundi de Pentecôte chômé, et 41% ne devraient d'ailleurs pas travailler qu'ils soient en congés ou en RTT (26%), que leur entreprise soit fermée (7%) ou qu'ils soient en grève (8%). Les appels à des arrêts de travail se sont en effet multipliés au cours des dernières semaines à la Poste, chez France Télécom, à MAAF Assurances, ou dans la construction. Certaines collectivités locales ont, elles aussi, décidé de maintenir férié le 16 mai (voir nos autres infos de ce jour). Du coup, l'extrême confusion qui a régné dans le Gard et dans le territoire de Belfort - qui avaient choisi de travailler le lundi de Pâques- risque fort de se renouveler : certaines administrations étaient restées ouvertes alors que d'autres étaient fermées et les écoles ont été désertées. La fronde s'organise également dans le monde de l'Education, aussi bien du côté des parents d'élèves dont la principale fédération, la FCPE, appelle à ne pas envoyer les enfants à l'école, que des enseignants invités à faire grève. L'ensemble des syndicats dénonce "l'injustice" de cette journée de "travail gratuit", qui fait reposer sur les seuls salariés "90% du financement" de la solidarité envers les personnes dépendantes. Ils soulignent que les entreprises tireront profit de cette journée de travail supplémentaire puisque leur contribution est fixée à 0,3% de la masse salariale alors que le supplément de production est estimé à 0,45%. La CFTC devrait d'ailleurs saisir "mardi ou mercredi" le Conseil d'Etat sur la légalité de la mesure après que le tribunal administratif s'est déclaré incompétent sur la question vendredi. Une partie du patronat se montre lui aussi réticent. Si le Medef a estimé qu'il n'y avait "pas de problème des entreprises", l'UPA (artisanat) a souligné que le choix du lundi de Pentecôte était "peu approprié". Face à la multiplication des menaces de grève, plusieurs entreprises ont décidé de mettre en place des aménagements concertés, voire d'"offrir" le lundi de Pentecôte à leurs salariés. Exemple emblématique, le lundi de Pentecôte sera férié à la SNCF, même si le trafic sera assuré normalement. En compensation, les salariés de l'entreprise publique travailleront 1 minute et 52 secondes de plus chaque jour, une solution critiquée par certains observateurs, selon qui elle vide la "journée de solidarité" de son sens. Face à ces critiques, le Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin a convoqué un séminaire gouvernemental jeudi et demandé à chacun de ses ministres de faire le point dans son secteur. Mais pas question de préparer des aménagements. "Il faut être clair : il n'y aura pas d'assouplissement en 2005", a affirmé vendredi la secrétaire d'Etat aux personnes âgées, Catherine Vautrin.<
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