Édition du mercredi 10 février 2016


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Offre de soins : les petites villes témoignent de leurs difficultés

Alors que le gouvernement a donné rendez-vous demain au Conseil économique, social et environnemental (CESE) aux professionnels de la santé pour une « grande conférence de la santé », l’Association des petites villes de France (APVF) publie une enquête sur la situation de l’offre de soins dans les petites villes. Les résultats de cette enquête témoignent, sans surprise, des nombreuses difficultés rencontrées par ces petites communes en matière d’offre de soins sur leur territoire : difficulté à trouver des remplaçants et insuffisance de l’offre, particulièrement en médecine spécialisée, vieillissement des praticiens, fermeture définitive, provisoire ou envisagée de services d’établissements hospitaliers…
S’appuyant sur les travaux du Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM) qui chiffre à 192 le nombre de déserts médicaux existant aujourd’hui en France, et à près de 2,5 millions le nombre de personnes concernées, l’APVF souligne que « près de 70 % des villes ayant répondu au questionnaire » ont été ou sont confrontées à des difficultés de renouvellement du nombre de praticiens sur leur territoire. Cette difficulté est liée à la question de l’installation des jeunes médecins qui rechignent toujours à s’installer dans les territoires ruraux isolés ou fragilisés en matière de services publics, dans les zones urbaines sensibles ainsi que dans les territoires ne présentant pas de zones d’activités. De nombreux territoires pourraient être « rapidement en difficulté pour maintenir une offre de soins acceptable en raison du veillissement de la population des praticiens », constate l’association, citant le cas de plusieurs villes, dont celui de Château-Chinon, dans la Nièvre où 100 % des médecins ont plus de 55 ans.
La réduction des dépenses publiques en matière de santé contribue aussi à assécher la couverture médicale des petites villes, les fermetures touchant particulièrement des petits établissements effectuant une mission de service public dans des territoires déjà fragilisés par l’inégale répartition des soins. 30 % des petites villes répondant à l’enquête ont ainsi vu fermer un établissement hospitalier sur leur commune. Deux types de services sont concernés par ces fermetures : les services d’urgence et les maternités.
L’APVF avance aussi ses propositions pour renforcer la lutte contre les déserts médicaux : expérimentation des territoires prioritaires de santé, cumul emploi-retraite pour les médecins libéraux, régionalisation de l’internat, attention particulière à l’importance des soins de proximité dans les futurs projets médicaux partagés et à la place des élus dans les groupements hospitaliers de territoire.
La vigilance est toujours de mise aussi sur ces sujets à l’AMF qui va consacrer l’ouverture des travaux de son prochain congrès, fin mai, à la santé et à l’accès aux soins. L'association annonce par ailleurs « qu'elle recevra des représentants de l’APVF dans le cadre de son groupe de travail santé, le 19 février prochain, pour échanger sur cette étude ».

Télécharger l’enquête de l'APVF.

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Journal Officiel du mercredi 10 février 2016

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