Édition du mercredi 22 juin 2005


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L'Etat subventionnera les contrats d'accompagnement à l'emploi (CAE) à 90%

Le taux de prise en charge par l'Etat des contrats d'accompagnement à l'emploi (CAE), réservés aux collectivités locales et aux associations, serait de 90% jusqu'au 31 décembre, a précisé, lundi, le Premier ministre Dominique de Villepin devant les préfets réunis au ministère de l’Intérieur. Il a aussi indiqué qu'un contrat emploi-solidarité (CES) arrivant à échéance pourrait être suivi d'un CAE. Reconnaissant le retard pris dans l'application des mesures du plan Borloo de cohésion sociale, il a promis que les modalités de signature des contrats d'avenir seraient "simplifiées". "Je constate que près de la moitié des départements n'ont pas signé les conventions préalables à leur mise en œuvre. Vous vous attacherez donc à ce que ce retard soit comblé dans les prochaines semaines", a-t-il exigé des préfets. Et de rajouter : "Je suis venu vous demander de vous engager résolument dans ce combat. C'est la priorité absolue de mon gouvernement". Précisant le calendrier de son "plan d'urgence" pour l'emploi, Dominique de Villepin a annoncé que le projet de loi visant à habiliter le gouvernement à légiférer par ordonnances dans ce domaine, qui sera examiné en Conseil des ministres mercredi et débattu à l'Assemblée nationale à compter du 28 juin, sera définitivement adopté par le Parlement "avant le 14 juillet". "Les ordonnances seront prises dans les semaines qui suivent pour que le dispositif soit opérationnel au 1er septembre", a-t-il ajouté, en précisant qu'une "campagne nationale d'information" sera engagée fin août. Parallèlement, le chef du gouvernement attend du corps préfectoral qu'il conduise, lui aussi, "une campagne d'information directe" auprès de ses interlocuteurs que sont "les réseaux professionnels, les syndicats départementaux de branches, les chambres consulaires". Il a aussi demandé à ces hauts fonctionnaires de "veiller" à ce que le service public de l'emploi soit "totalement engagé dans une démarche de gestion des ressources humaines", en désignant notamment auprès d'eux "un conseiller privilégié" pour les questions d'emploi. Ce conseiller "animera un comité permanent du service public de l'emploi" et le réunira "chaque semaine". Leur réclamant de jouer "avec franchise" leur rôle de courroie de transmission, Dominique de Villepin a lancé aux préfets : "Lorsque vous entendez telle ou telle interrogation, lorsque vous sentez un malaise se cristalliser, lorsque vous identifiez tel ou tel signe précurseur, vous devez réagir en interpellant les administrations centrales". Alors que les syndicats sont vent debout contre le contrat nouvelle embauche réservé aux très petites entreprises et comprenant une période d'essai de deux ans, le Premier ministre a, lui, affirmé que sa rencontre vendredi, à Lyon, avec des patrons de PME, l'avait "conforté dans l'idée que ce nouveau contrat répondait à une attente très forte".c=http://www.
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