Édition du Jeudi 3 juin 2010


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Le portrait des intervenantes au domicile des personnes fragilisées

En 2008, selon une étude réalisée à partir d’une enquête par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), « 515 000 intervenantes travaillent au domicile des personnes fragilisées », c’est-à-dire des personnes ayant des difficultés temporaires ou permanentes pour effectuer les actes essentiels de la vie quotidienne (se nourrir, se laver, se lever…). D’après cette enquête, « 37 % des intervenantes travaillent exclusivement pour des services prestataires, 24 % exclusivement en emploi direct pour des particuliers employeurs, et 39 % exercent leur activité soit en mode mandataire soit de façon mixte, c’est-à-dire sous plusieurs modes ». La grande majorité d’entre elles (78 %) déclarent travailler par l’intermédiaire des associations d’aide aux personnes âgées ou handicapées, 20 % par l’intermédiaire des centres communaux d’action sociale (CCAS) et 4 % seulement pour des entreprises. Enfin, 2% de ces intervenantes indiquent être mises à la disposition, par une entreprise intermédiaire ou d’intérim, de personnes nécessitant une aide à domicile. Elles ont en moyenne 45 ans et celles qui sont en emploi direct sont un peu plus âgées que les autres (47 ans). En revanche, selon les réponses à cette enquête, « les différences de formation sont plus marquées selon leur mode d’exercice : les salariées d’organismes prestataires disposent plus souvent d’un diplôme en relation avec le métier d’aide à domicile tandis que 85 % de celles qui exercent en emploi direct n’ont aucun diplôme du secteur sanitaire et social ». L’emploi du temps des aides à domicile est souvent variable d’une semaine à l’autre. Quant au temps de travail, il a été observé que « les intervenantes travaillent en moyenne 4,9 jours auprès de personnes fragilisées, en tant qu’aides à domicile (elles peuvent travailler aussi auprès d’autres personnes ou avoir un autre métier) » et que «moins d’un tiers occupe l’emploi d’aide à domicile à temps complet ». En emploi direct 77 % déclarent un nombre d’heures régulier tandis que la moitié des intervenantes en mode prestataire ou en mode mandataire ou mixte font des heures supplémentaires. 13 % des aides à domicile déclarent un autre emploi rémunéré dans d’autres secteurs d’activité. Autre enseignement de cette étude, « le revenu des aides à domicile à temps plein varie notamment selon le mode d’exercice et celles qui travaillent en mode mandataire ou mixte ont un salaire de 5 % inférieur aux salariées des services prestataires, toutes choses étant égales par ailleurs ». Les aides à domicile sont rémunérées en moyenne 832 euros nets mensuels (840 euros pour le salaire médian, séparant les intervenantes en deux parts égales), 1 190 euros (1 200 euros pour le salaire médian) pour celles qui travaillent à temps plein, et 717 euros (736 euros pour le salaire médian) pour celles qui travaillent à temps partiel. (1) Étude et résultats n° 728 • juin 2010 Pour accéder à cette étude, utiliser le lien ci-dessous :
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